Plusieurs citoyens de Kankan sont tombés dans le piège d’une fausse agence de microcrédit. L’affaire défraie la chronique en ce moment dans la cité avec la somme de près de 340 millions de francs guinéens subtilisée à 743 clients par un groupe d’arnaqueurs évoluant sous l’égide d’une fausse agence dénommée SOTEC, rapporte le correspondant de nos confrères de Guineematin.com basé dans la préfecture

Selon nos informations, c’est au mois de novembre 2018 que SOTEC s’est implanté dans une villa cossue, au secteur 5 du quartier Météo, dans la commune urbaine. A l’heure qu’il fait, ses responsables ont tous pris la poudre d’escampette avec la somme totale de 339 millions 825 milles francs guinéens appartenant à 743 clients, dont 37 groupements de femmes et d’hommes.

Sous le sceau de l’anonymat, une des victimes a expliqué à notre reporter sa mésaventure. « Ils sont arrivés au mois de novembre dernier. Ils étaient très convoités. Donc, j’ai décidé d’aller voir avec mon amie. J’ai trouvé un vieil homme qui m’a expliqué que si je veux 10 millions en prêt, je dois d’abord verser 1 million 700 mille francs guinéens. J’ai dit que je n’ai pas ce montant. Le vieux m’a encouragé de payer. C’est ainsi que j’ai effectué un premier versement de 230.00 FG. J’ai été donc très surpris de voir les gendarmes devant les locaux de cette agence ».

Aussitôt informée, la gendarmerie, à travers la brigade de recherche de la région de Kankan, s’est saisie du dossier. Selon l’adjudant chef Ibrahima Barry, commandant de cette unité, « nous avons été saisis par une alerte du chef de quartier, qui nous a fait savoir que les employeurs d’une société établie dans son quartier, ont créé le vide depuis le jeudi dernier. A travers la documentation saisie, on a su qu’à ce jour il y avait 49 employés, dont dix femmes. Ils ont été recrutés à travers un communiqué radiodiffusé. Ils ont passé des tests et étaient à l’attente de la signature de leurs contrats de travail ».

Concernant la procédure d’implantation et le mode opératoire de cette institution fictive de micro-finance, le commandant Ibrahima Barry dit que rien ne prouve pour le moment leur installation légale. « On n’a vu aucun document administratif qui les a établis à Kankan. On ne dit pas que ça n’existe pas, mais on n’a pas encore vu. Il y avait quand même des plaques, ils avaient loué des locaux pour en faire des bureaux. Ils disaient à leurs clients que si tu veux un prêt en argent, tu souscris en payant 30.000 FG pour les individus et 60.000 FG pour les groupements. Après, c’est toi qui choisi le montant du prêt. Mais, si tu veux par exemple dix millions, tu verses d’abord 200.000 FG, pour les frais de traitement du dossier, et 1 million 500 milles FG, représentant les 15% de la somme demandée. A ce jour, aucune victime n’a reçu quoi que ce soit », soutient l’adjudant chef Barry.

Les enquêtes se poursuivent pour tenter de mettre la main sur les escrocs. L’adjudant chef Ibrahima invite les citoyens à plus de vigilance.

Aux dernières nouvelles, les présumés cerveaux de cette opération d’arnaque seraient tous d’origine béninoise.

Guineematin

 

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