Une attaque a eu lieu ce jeudi 3 octobre à la préfecture de police de Paris. Trois policiers et un agent administratif  ont été tués. L’assaillant, âgé de 45 ans, qui faisait partie des effectifs de la préfecture selon l’Agence France-Presse, a été abattu.

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L’agression s’est produite vers 13h à l’intérieur de la préfecture de police de Paris, dans le centre historique de la capitale. Trois policiers et un agent administratif ont été tués, 3 hommes et une femme. Ces quatre personnes appartenaient à deux directions différentes, celle du renseignement et celle de la sécurité de proximité, a précisé Christophe Castaner lors d’une conférence de presse donné sur place. Une autre personne blessée en état d’urgence absolue a été évacuée vers l’hôpital des armées de Percy.

Le ministre de l’Intérieur a donné quelques informations concernant l’agresseur, âgé de 45 ans, atteint de surdité et employé au service informatique de la préfecture. Cet agent n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale », ni « le moindre signe d’alerte ».

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Elle a été confiée à la brigade criminelle de la police judidiaire. Une perquisition a eu lieu au domicile de l’assaillant. Et sa femme a été placée en garde à vue. Pour le moment aucune piste terroriste n’a été retenue mais selon les dernières informations recueillies par l’AFP, l’homme se serait converti à l’islam, il y a 18 mois.

Je veux évidemment avoir une pensée pour les victimes, pour les familles des victimes. Je veux évidemment pensé aussi à la totalité de nos personnels, l’ensemble de nos policiers qui en France, tous les jours traquent les criminels.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur03/10/2019 – par RFIÉcouter

L’agression s’est déroulée dans un premier temps, semble-t-il, dans le bureau de l’agresseur, employé de la préfecture depuis 16 ans, puis dans un deuxième bureau, tous deux au premier étage du bâtiment. Puis dans l’escalier, il s’en est pris à deux femmes. L’arme utilisée serait un couteau en céramique.

L’agresseur serait ensuite sorti dans la cour, où il aurait été abattu après avoir reçu l’ordre de lâcher son arme. Il a été touché à la tête.  Aucune fiche de signalement n’existe à son encontre. Selon des premiers témoignages recueillis par les envoyés spéciaux de RFI, il s’agissait même d’un employé modèle.

Le mobile à ce stade n’est pas connu…

Loïc Travers, du syndicat Alliance Police nationale03/10/2019 – par RFIÉcouter

Le Premier ministre Edouard Philippe et le président Emmanuel Macron se sont également rendus sur les lieux. Le quartier est bouclé.

Un hélicoptère de secours est sur place, le 3 octobre 2019.Martin BUREAU / AFP

Les enquêteurs explorent la piste d’un conflit personnel, selon des sources de l’AFP.

Une cellule psychologique a été ouverte à la préfecture de police de Paris, selon l’envoyée spéciale de RFI, Anne Soetemondt. Les fonctionnaires de police sont en effet stupéfaits qu’une telle attaque ait pu avoir lieu dans cette enceinte très protégée. Les personnes venues pour des formalités administratives ont quant à elles été évacuées.

L’Assemblée nationale a observé un moment de recueillement ce jeudi après-midi en début de séance en hommage aux personnes décédées dans cette attaque.

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