Durant les quatre premières audiences, les accusés avaient indiqué que le jeune Moussa Sow s’était introduit dans leur maison dans la nuit du 29 au 30 octobre 2018, à 3 heures du matin, pour y voler. Se sentant en danger, Oumou Khaïry Diallo avait crié au secours et une foule de citoyens du quartier s’était emparé du jeune Moussa Sow, l’avait frappé et ligoté. « Nous ne savons pas qui l’a ligoté. La foule l’avait envoyé hors de la maison », avait expliqué Mariama Diouldé Diallo lors de l’audience du 14 janvier dernier. A l’audience du 21 janvier, la version des faits des accusés a été soutenue par le chef de quartier d’Hambdallaye et le chef du secteur 5. Mais pour la partie civile, le jeune Moussa Sow avait été battu à mort par la famille Diallo. La sœur du défunt a parfois soutenu que son frère, qu’elle présente comme un élève, mais aussi comme un jeune footballeur, avait subi des traitements inhumains de la part des Diallo. « Ils avaient perforé son sexe », a même soutenu son avocat. Il faut aussi signaler que les accusés ont bénéficié du soutien du ministère public qui les poursuivait à décharge.
Source : Guineenews
