Après le crash du Boeing 737 max de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines qui devait rallier Nairobi depuis Addis-Abeba, 35 pays pleurent leurs morts.

Dimanche 10 mars, au matin, un Boeing 737 max de la compagnie Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis-Abeba (Ethiopie) – Nairobi (Kenya) s’est écrasé environ six minutes après son décollage. Les 157 personnes dont les 8 membres de l’équipage ont tous péri lors du crash. Sur les lieux de l’accident – l’avion est tombé à 60 km à l’est d’Addis-Abeba –  ne sont perceptibles que les débris de l’avion. 

L’avion avait à son bord des passagers de 35 nationalités différentes. Le Kenya est la nation la plus touchée, avec la perte de 32 de ses ressortissants. Viennent ensuite le Canada, avec 18 ressortissants, l’Éthiopie (9), l’Italie (8), la Chine (8), les États-Unis (8), la Grande-Bretagne (7), la France (7), l’Égypte (6), l’Allemagne (5) et l’Inde (4).

KENYA

Parmi les nombreuses victimes kényanes, figurent :

Hussein Swaleh : ancien secrétaire général de la Fédération kényane de football (FKF). D’après le média local Daily Nation, il avait officié comme commissaire du match de Ligue des champions africaine entre Ismaily SC (Égypte) et le TP Mazembe (Lubumbashi, RDC) – qui s’est terminé par un match nul (1-1) vendredi, en Égypte. Hussein Swaleh était à bord de ce vol pour rentrer chez lui, au Kenya.

George Kabugi et Juliet Otieno : l’un était manager général du service de sécurité de l’aéroport international Jomo-Kenyatta, l’autre dirigeait le service de ressources humaines du hub de Nairobi. Tout deux, étaient en visite officielle en Égypte quand ils ont été rappelés par le directeur général de l’aéroport pour écourter leur séjour égyptien en raison des grèves qui ont paralysé l’aéroport international de Nairobi le 6 mars.


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MAROC 

Deux Marocains figurent sur la liste des victimes. Ahmed Ben Chihab,directeur régional du développement durable à la région Drâa-Tafilalet, était diplômé de l’université de Bordeaux-Talence où il a suivi une formation en géographie et physique appliquée puis des études en géologie. L’université Hassan II de Casablanca est aussi en deuil suite au décès du professeur El Hassan Sayouti.

Selon le chef du gouvernement marocain, Saâdeddine El Othmani, ces deux victimes étaient « membres d’une délégation des Nations Unies ».

CANADA 

Pius Adesami, d’origine nigériane, est l’un des dix-huit Canadiens qui avaient pris place à bord du vol ET 302. Titulaire d’un doctorat en études françaises de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), il dirigeait l’Institut des études africaines de l’Université Carleton à Ottawa. Alors qu’il vivait à des milliers de kilomètres du continent, ses nombreux tweets montraient son appétence pour la politique africaine qu’il commentait régulièrement. Notamment celle menée dans son pays d’origine, le Nigeria.


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De lui, ses confrères gardent un souvenir indélébile. Le vice-chancelier de l’Université Carleton a parlé de « tragédie épouvantable » tandis que d’autres confrères évoquent une personne qui a « travaillé sans relâche pour partager sa passion sans limite pour la littérature africaine et appuyer les étudiants de Carleton ».

ITALIE

Parmi les huit Italiens décédés, figurent des membres de l’association humanitaire Africa Tremila et Sébastiano Tusa, célèbre archéologue sicilien qui se rendait au Kenya pour une conférence de l’Unesco.

FRANCE 

Le président Emmanuel Macron qui doit débuter sa tournée africaine le mardi 12 avec un passage en Ethiopie a adressé « ses condoléances aux familles de victimes ». La France en compte sept. Si leurs identités n’ont pas encore été révélées, celle d’un Franco-Tunisien est d’ores et déjà connue. Karim Saafi, 38 ans, partait dimanche matin d’Addis-Abeba pour Nairobi où devaient se tenir les réunions du Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine.

Fondateur du Forum de la jeunesse de la diaspora africaine en Europe, il est décrit par ses paires comme étant un « jeune dynamique et militant de la cause civile ». Sur les réseaux sociaux, les hommages pleuvent de tout bord. De l’humoriste Yassine Belattar qui déclare avoir perdu « son frère jumeau » à Francine Muyumba, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, tous pleurent la perte de ce militant panafricain, engagé pour la jeunesse africaine.

ÉTATS-UNIS

Parmi les victimes américaines, figure Jonathan Seex, directeur exécutif de complexe hôtelier Tamarind.

Les Nations unies en deuil 

Ce crash a coûté la vie à vingt-deux employés des Nations-unies. La conférence annuelle du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), qui a son siège mondial à Nairobi (Kenya), s’est ouverte ce 11 mars par une minute de silence. Les drapeaux des pays membres qui habituellement flottent dans l’allée du quartier ont été retirés au profit de la bannière bleue de l’ONU.

Pour l’heure, toutes les nationalités du personnel de l’ONU ne sont pas connues. Mais le PNUE déclare avoir perdu six employés dans le crash. Le Programme alimentaire mondial (PAM) confirme la perte d’un ingénieur irlandais, tandis que la FAO a annoncé avoir perdu une employée britannique.

Jeune Afrique

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