Remaniement en France: le «couteau suisse» Castaner pressenti à l’Intérieur

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Le Premier ministre Edouard Philippe, et ministre de l'Intérieur par intérim, quitte l'Elysée après le conseil des ministres, à Paris le 10 octobre 2018.
Le Premier ministre Edouard Philippe, et ministre de l'Intérieur par intérim, quitte l'Elysée après le conseil des ministres, à Paris le 10 octobre 2018.

Le feuilleton du remaniement continue en France. Près de deux semaines après le départ de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur, l’exécutif pourrait faire connaitre ses décisions lundi 15 ou peut-être mardi 16 octobre. Un accouchement dans la douleur.

Un remaniement, « c’est important, il faut faire les choses avec méthode, au bon rythme », disait vendredi 12 octobre le chef de l’État sur RFI et France 24. 12 jours n’auront donc toujours pas suffit pour trouver le bon casting, et surtout pour qu’Emmanuel Macron et Édouard Philippe se mettent d’accord.

Ce remaniement – subi – a mis Matignon et l’Élysée sous tension, le Premier ministre a cherché à placer ses proches venus de la droite, et notamment Gérald Darmanin, au ministère de l’Intérieur. Finalement, c’est le fidèle Christophe Castaner, couteau suisse de la majorité, qui devrait s’installer place Beauvau.

L’exécutif va aussi en profiter pour se renforcer dans les secteurs où il est en difficulté. Un secrétariat d’État dédié aux élus locaux et un autre consacré à l’Intégration devraient voir le jour. Au passage, certains préparent déjà leurs cartons. Françoise Nyssen à la Culture, Jacques Mézard à la Cohésion des territoires et Stéphane Travert à l’Agriculture sont donnés partants.

Ce troisième remaniement du quinquennat aura été le plus difficile. Emmanuel Macron est apparu fragilisé et isolé, à la peine pour trouver des candidats et candidates, qualifiés et motivés.

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