Mory Sangaré tranche sur les trois mois de cours de rattrapage : « Nous n’allons jamais faire ça »

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En effet, des élèves de la ville-carrefour manifestent depuis lundi dernier, sur fond de violences, exigeant des cours de rattrapage, avant de se soumettre aux épreuves de composition. Mais, le ministre de l’éducation nationale ne semble pas l’entendre de cette oreille. Interrogé, ce mercredi, 23 janvier, dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’ de la radio Espace FM, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, a  précisé que déjà, le 5 décembre 2018, des courriers avaient été ventilés, en vue de l’organisation de ces évaluations. Et de pointer d’ailleurs la responsabilité du proviseur d’un lycée dans ces violences. « Dans la préfecture de Mamou, il y a 42 établissements du secondaire. Nous avons écrit pour dire que les établissements qui n’ont pas été perturbés par la grève pouvaient respecter le calendrier scolaire en vigueur. Et que pour les autres, il fallait observer un décalage, le temps de faire des cours de rattrapage avant les évaluations. Le rapport de l’inspecteur et du DPE, nous montre que le lycée Ducal, a malgré son observation de la grève, programmé les compositions. Vous devez comprendre aisément d’abord que quand c’est samedi qu’on informe les élèves d’une composition, le lundi, ça c’est d’abord un problème. Ils se sont vus frustrés. Vous comprenez donc le problème. Il y a eu mauvaise gestion de la part du proviseur. » Accuse M. Sangaré. Tout en soutenant que quoi qu’on fasse, le temps perdu, insiste-t-il, ne se rattrape jamais. Et de préciser que seules trois préfectures sont concernées par les perturbations de cours, lors de la grève des enseignants menée par le SLECG. « Il faut accepter avec moi, que le temps perdu ne se rattrape jamais. Bientôt février, nous ne pouvons pas ajouter trois mois au temps qui reste pour dire que nous allons observer 3 mois de cours pour trois préfectures. Nous n’allons jamais faire ça. » Martèle-t-il, avant d’ajouter : « Des mesures sont en train d’être prises. Donc, c’est pour cela que je vous ai parlé de rattrapage avec des mesures spécifiques et très sévères dans les zones où la grève a été bien observée. » Persiste et signe le ministre de l’éducation nationale.

Source : Objectif224 

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