Il est des instants dans la vie des nations où le pouvoir révèle sa nature profonde, non pas dans la rudesse de la force, mais dans l’élégance de la mansuétude. Lorsque Son Excellence Mamadi Doumbouya a pris en main les destinées de la Guinée, il a scellé un pacte solennel avec le peuple souverain : la justice serait la boussole de l’État.
Cette boussole, depuis, n’a jamais tremblé. Elle a indiqué le Nord de la probité avec une rectitude implacable. Ibrahima Kassory Fofana, ancien Premier ministre, et Amadou Damaro Camara, ancien Président de l’Assemblée nationale, ont fait face à cette justice. Une justice souveraine, instruite et rendue au nom du peuple. Le message fut clair, tranchant comme l’acier : l’ère de l’impunité est révolue, nul n’est au-dessus des lois de la République.
Mais un État fort n’est pas un monstre froid. Un pouvoir qui se respecte est un pouvoir qui sait s’élever.
Face à la dégradation de l’état de santé de ces deux hommes, Son Excellence le Président de la République a posé un acte qui fera date dans l’histoire de notre Vème République. En autorisant leur évacuation sanitaire, et en allant jusqu’à affréter un avion médicalisé spécial pour l’ancien Premier ministre, le Chef de l’État a démontré que la grandeur d’une nation se mesure à sa capacité à ne jamais perdre son humanité, même face à ceux qui l’ont abîmée.
Que les esprits chagrins et les théoriciens du soupçon ravalent leurs commentaires : il n’y a ici ni amnistie, ni grâce, ni arrangement de couloir. La décision présidentielle n’efface aucune ligne des registres de la justice. Les condamnations demeurent, entières et souveraines. Le glaive a frappé, mais le bouclier de la République s’est déployé pour protéger la vie.
C’est là que réside le génie politique et moral de cet acte. Le Président Mamadi Doumbouya refuse que la justice guinéenne se transforme en vengeance. La justice n’est pas une Némésis aveugle, ivre de ressentiment ; elle est une exigence. Nous ne bâtirons pas la Guinée de demain sur l’humiliation ou le cannibalisme politique. Refuser de soigner un adversaire tombé, c’est s’abaisser ; lui tendre la main au bord du gouffre, c’est triompher.
À travers ce message direct adressé à la conscience de la Nation, le Chef de l’État redessine l’horizon de notre pays. La réconciliation nationale, véritable clé de voûte de notre Vème République, n’est pas l’amnésie. C’est la capacité, une fois la vérité établie, de dépasser nos fractures pour nous tourner vers l’essentiel. Et l’essentiel, ce ne sont pas les querelles du passé, ce sont les écoles qui s’élèvent, les hôpitaux qui soignent, l’eau et l’électricité qui irriguent nos foyers, et le travail qui rend sa dignité à notre jeunesse.
La Guinée est enfin guérie de ses haines recuites. Elle marche désormais, souveraine et apaisée, guidée par une boussole qui indique la justice, et portée par un cœur qui bat pour la Nation.
