Mes chers compatriotes,
Peuple souverain de la République de Guinée,
le Chef de l’État se doit de parler lui-même.
au sujet du départ à l’étranger de messieurs Amadou Damaro Camara, ancien président de l’assemblée nationale et Ibrahima Kassory Fofana, ancien premier ministre.
Disons d’abord ce qui ne change pas. La justice guinéenne a été saisie. Elle a instruit, elle a jugé, elle a condamné. Elle l’a fait souverainement, au nom du peuple guinéen et de lui seul. Les décisions rendues conservent l’intégralité de leur autorité : aucune d’entre elles n’est effacée, aucune n’est révisée, aucune n’est négociée. Le principe qui fonde la refondation de notre pays demeure intact, nul n’est au-dessus de la loi, quelles qu’aient été ses fonctions.
L’état de santé de ces deux hommes a été porté à ma connaissance et documenté. Face à la souffrance d’un être humain, j’ai estimé que la République ne pouvait détourner le regard. J’ai donc autorisé, à titre exceptionnel et pour des raisons exclusivement sanitaires, leur évacuation vers des structures de soins appropriées.
La rigueur que nous exigeons dans la gestion des deniers publics ne procède pas du ressentiment : elle procède de l’exigence. La réconciliation nationale n’est pas l’oubli c’est la capacité d’un peuple à regarder ensemble vers l’avenir, une fois la vérité établie et la justice dite.
Notre pays entre dans une ère décisive. Il aura besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, unis, apaisés, tournés vers le travail et la construction. Car ce que nous poursuivons n’est pas la seule croissance des chiffres, mais la prospérité réelle de nos populations. Telle est l’unique mesure de notre réussite.
Que Dieu bénisse la République de Guinée.
S.E Mamadi DOUMBOUYA
Président de la République
