Immigration Post-Covid-19 : le Canada compte accueillir 341 000 résidents permanents en 2020, 351 000 en 2021 et 361 000 en 2022, des records

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(Ottawa) Le rôle que les travailleurs immigrants jouent pour permettre au pays de poursuivre ses activités pendant la pandémie de COVID-19 est la preuve de la nécessité d’une immigration vigoureuse, a déclaré vendredi le ministre fédéral de l’Immigration, Marco Mendicino.

Bien que la santé et la sécurité des Canadiens doivent être assurées avant que les portes du pays puissent être rouvertes aussi largement, elles le seront, a déclaré M. Mendicino.

Il croit que les Canadiens le souhaitent.

« L’immigration, c’est fondamentalement des gens qui se réunissent pour bâtir un pays plus fort, et c’est une valeur durable en laquelle je crois, et j’ai confiance que les Canadiens y croient aussi, que nous verrons perdurer longtemps après que la COVID-19 sera derrière nous », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec La Presse canadienne.

Au moment où la COVID-19 forçait la fermeture des frontières et une interdiction de voyager en mars, le ministre Mendicino a rendu public le plan d’immigration des libéraux pour les trois prochaines années.

Ce plan avait établi l’arrivée de 341 000 résidents permanents en 2020, 351 000 en 2021 et 361 000 en 2022, des records.

Ils s’inscrivent dans la lignée des augmentations annuelles du nombre d’immigrants sous le gouvernement conservateur précédent, lorsque les politiciens des deux partis ont pris des mesures pour remédier aux pénuries chroniques d’emplois dans certains secteurs de l’économie.

Mais avec un chômage qui frôle des taux historiques au pays, des questions se posent déjà pour savoir si ces augmentations sont durables.

« Étant donné que la crise économique persistera longtemps après la fin de la crise sanitaire, le Canada peut-il accueillir 1 % supplémentaire d’immigrants et de réfugiés qui s’ajouteraient à notre population dans un avenir prévisible ? », a demandé le porte-parole conservateur en matière d’immigration, Peter Kent, à M. Mendicino lors d’une récente comparution devant un comité de la Chambre des communes.

Le ministre a indiqué au comité qu’une mise à jour des chiffres serait fournie cet automne. Vendredi, il a refusé de dire si les objectifs restent atteignables, même d’un point de vue logistique, malgré les restrictions aux frontières et aux déplacements en vigueur dans le monde.

Il a cependant noté que la pandémie a mis en évidence la nature essentielle du travail effectué par les nouveaux arrivants.

« Nous ne pourrions pas nourrir les Canadiens à un prix abordable sans les immigrants, nous ne pourrions pas soutenir nos travailleurs de première ligne sans immigration », a-t-il dit.

« Il est donc d’une importance capitale que nous continuions à accueillir les immigrants aujourd’hui de manière sûre et ordonnée et à continuer de le faire dans cet avenir qui sera de l’avis de tous appuyé par l’immigration comme il l’a été par le passé. »

Les travailleurs étrangers temporaires, dont une large part est des employés dans le secteur agricole, ont d’abord été exclus d’entrée au Canada lorsqu’a été prise la décision de fermer la frontière à tous sauf aux citoyens ou aux résidents permanents.

Le gouvernement est rapidement revenu sur cette décision qui a suscité un tollé.

Le fait que des personnes jugées si essentielles travaillent souvent dans des conditions laissant à désirer et dans l’incertitude quant à leur avenir a également soulevé la question de savoir si le programme lui-même doit être repensé.

M. Mendicino a déclaré que le gouvernement avait décidé de tracer de meilleures voies vers la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires.

Un nouveau programme qui est entré en vigueur vendredi s’adresse à ceux qui travaillent dans la transformation de la viande, la production de champignons et de serres, ainsi que les industries de l’élevage. Il leur donnerait la possibilité de s’établir au Canada de façon permanente.

Le programme avait été annoncé il y a un an et devait entrer en vigueur plus tôt cette année, mais ça a été retardé en raison de la pandémie.

La reprise prévue du programme de parrainage des parents et des grands-parents à la fin avril est également suspendue, et l’avenir du programme d’étudiants internationaux suscite est incertain.

Bien que les étudiants internationaux dépensent environ 21,6 milliards dans l’économie, leur absence cet automne alors que les frontières restent fermées pourrait être un coup dur.

Le gouvernement essaie de remédier à la situation en faisant quelques ajustements pour garder les étudiants connectés au Canada. Un changement annoncé cette semaine a été de permettre à ceux qui suivront désormais des cours en ligne de se qualifier pour les visas de travail d’étudiant qui nécessitaient auparavant de passer un certain temps au Canada.

La réinstallation des réfugiés est un autre programme qui a été suspendu.

Les libéraux ont été grandement critiqués pour avoir fermé ce flux de nouveaux arrivants lorsqu’ils ont fermé les frontières en mars. Des militants continuent de marteler que les plus vulnérables de notre monde ont plus que jamais besoin de l’aide.

Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré vendredi que la santé et la sécurité des Canadiens doivent primer, mais que le Canada demeure déterminé à respecter ses obligations de réinstallation des réfugiés en vertu des conventions internationales.

« Nous veillerons toujours à trouver le bon équilibre, a-t-il déclaré. Mais d’abord et avant tout, mon travail consiste à veiller au bien-être des Canadiens. »

Source : La Presse

 


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