Guinée: Un membre de l’UFDG, demande la suspension d’Alpha Condé de ses fonctions de président et demande à l’assemblée nationale d’assurer l’intérim

MISE EN EXAMEN DE QUELQUES MEMBRES DU GROUPE BOLLORÉ: les masques tombent sur les dessous de l’élection de M. Alpha CONDÉ en 2010; et le Peuple de Guinée doit réclamer la vérité !!!

Voilà un événement qui vient démasquer les mauvaises pratiques ou les techniques machiavéliques qui ont permis l’élection d’Alpha condé comme Président de la République de Guinée, en 2010.
La mise en examen de ces membres du Groupe BOLLORÉ va-t-elle permettre de connaître la vérité sur les liens qui ont existés entre Mrs Vincent BOLLORÉ et Alpha CONDÉ? La suite de cette affaire va nous édifier de plus. En tout cas, il a fait couler beaucoup d’encre et de salive partout en occident, mais également en Afrique.

Alpha CONDÉ qui avait obtenu 18% des suffrages du scrutin présidentiel du 27 juin 2010 (1er tour) est passé par quel chemin pour être proclamé Président de la République de Guinée au 2ème tour du 07 novembre 2010 ? À vrai dire, il n’a pas été le choix de ses compatriotes; nous pouvons affirmer que Cellou Dalein DIALLO fut le vainqueur de cette élection de 2010, car le candidat de l’UFDG avait obtenu plus de 47% des suffrages, malgré l’annulation de la circonscription électorale de Ratoma et les nombreux cas de fraudes dans les fiefs du RPG.
Alpha condé aurait bénéficié un soutien total d’un lobbying international composé d’hommes d’affaires, comme Vincent BOLLORÉ, et d’hommes politiques, comme Bernard KOUCHNER et Tony BLAIR,…
Donc, l’octroi de la concession portuaire du port de Conakry au groupe BOLLORÉ, au lendemain de l’arrivée de M. Alpha CONDÉ à la Présidence de la République de Guinée, n’est qu’une simple finalisation d’un marché; il n’est de secret pour personne, que l’octroi de ce contrat à BOLLORÉ est une récompense faite à M. Vincent pour sa contribution frauduleuse à l’élection de l’actuel président guinéen.
Espérons que la justice française examinera ce dossier en toute indépendance et en toute objectivité; car il s’agit de la crédibilité d’une institution républicaine, la Présidence de la République de Guinée. Ici on ne voit pas un Président, mais plutôt on voit l’institution dirigée au nom du Peuple de Guinée pour une durée déterminée.

Par ailleurs, les députés patriotes guinéens doivent demander à l’assemblée nationale, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’octroi de cette concession portuaire, car c’est dans leur rôle de contrôleurs de l’action gouvernementale ; et pour se faciliter la tâche, cette commission peut faire recours aux expertises d’un cabinet international d’audit pour bien fouiller ce dossier qui risque de ternir l’image de nos institutions, voire même la crédibilité de notre État. Le ministère guinéen des transports doit prendre ses responsabilités pour éclairer l’opinion, car tous les guinéens ont le droit d’être édifiés sur ce sujet.

S’agissant d’une commission d’enquête parlementaire, l’article 89 de la constitution guinéenne est très clair sur la dessus:
» Le Gouvernement est tenu de fournir à l’Assemblée nationale toutes explications qui lui seront demandées sur sa gestion et sur ses activités.
Les moyens de contrôle de l’Assemblée nationale sur l’action gouvernementale sont les questions écrites ou orales avec ou sans débat auxquelles sont tenus de répondre le Premier ministre et les ministres.
(…)
L ‘Assemblée nationale peut désigner en son sein des commissions d’enquête. Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale détermine les pouvoirs de ces commissions.
Elles sont créées par la loi, qui en définit la composition, le fonctionnement, l’objet et en précise les pouvoirs. »

Nous comprenons maintenant aujourd’hui, pourquoi ce régime guinéen refuse de mettre en place la HAUTE COUR DE JUSTICE, c’est tout simplement pour garantir l’impunité et l’immunité de juridiction aux dirigeants guinéens. Car il faut le rappeler, que seule cette juridiction est habilitée à juger le Président de la République, les Présidents des autres institutions et les membres du gouvernement en cas de commission d’infractions de tous genres.

Supposons que ces membres du Groupe BOLLORÉ mis en examen soient traduits devant la justice française, quel va être le sort du ou des dirigeants guinéens s’ils sont cités dans cette affaire ?
La justice française va-t-elle émettre un mandat d’arrêt international contre un Président de la République en fonction ?
Si la nationalité française d’un d’entre eux est toujours valide, peut-il être poursuivi par la justice française ?
La justice française peut-elle attendre jusqu’à la fin du 2ème et dernier mandat de M. Alpha CONDÉ pour lancer des poursuites? Aucune hypothèse ne doit-être minimisée.
Mais toutes ces hypothèses pourront rencontrer des difficultés pour leur réalisation. Seules les institutions guinéennes pourront nous faciliter la tâche :

1- la mise en place immédiate de la haute cour de justice pour mettre fin à l’impunité dont bénéficient nos dirigeants;
2-l’assemblée nationale pourra ainsi saisir la cour constitutionnelle pour demander la suspension du Président Alpha condé de ses fonctions jusqu’ à la fin de la procédure et de son procès, s’il arrivait à être inculpé;
3- demander au Président de l’assemblée nationale d’assurer l’intérim jusqu’ à l’épuisement du dossier au niveau de la haute cour de justice;
4- si le Président de la République est déclaré coupable, l’assemblée nationale demande sa destitution de ses fonctions et l’ouverture d’une période de transition conformément à la constitution;
5- enfin, organiser des élections générales anticipées (Présidentielle et législatives) pour tourner cette mauvaise page et se lancer dans un nouvel avenir radieux en Guinée.

En somme, il faut préciser que cette affaire de mise en examen de quelques membres du groupe BOLLORÉ est une preuve que le régime de M. Alpha CONDÉ est l’un des régimes les plus corrompus en Afrique actuellement. Cette corruption est visible dans tous les secteurs, notamment dans le domaine minier et des travaux de BTP. C’est cette corruption et la mauvaise gouvernance du régime condé qui aggravent la pauvreté des guinéens de nos jours et le recul du pays en matière de croissance économique et de développement. Donc, cette histoire de promesses faites quotidiennement par Alpha CONDÉ aux populations guinéennes, c’est juste une méthode pour endormir les consciences et désorienter les esprits.

AVEC ALPHA CONDÉ, LA GUINÉE EST LOIN DE SE DÉVELOPPER ET DE VOIR LES DROITS HUMAINS RESPECTÉS, CAR RIEN N’EST CONFORME À LA LOI ET AUX BONS PRINCIPES DE GOUVERNANCE ; ET MÊME SI ON L’ACCORDAIT DES MANDATS ; JUSQU’ EN 2050, RIEN NE CHANGERA EN GUINÉE, CAR SON RÉGIME EST DICTATORIAL ET TRÈS CORROMPU !

Aliou Younoussa BALDÉ, juriste et responsable au sein de l’UFDG

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