Guinée : Les narcotrafiquants en passe de contrôler les services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé

C’est une enquête exclusive de votre quotidien en ligne. Des anciens responsables du défunt régime, parrains des différents réseaux de drogue, revenus aux affaires ont soumis au chef de l’Etat un projet de décret pour rattacher au ministère de la sécurité le secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le grand banditisme. Si le président Alpha accéderait à cette demande, les narcotrafiquants et leurs complices prendraient à nouveau en otage la Guinée comme dans un passé récent.  

En 2013, des experts des Nations-Unies ont estimé que près de 20 tonnes de cocaïne, qui provenaient principalement de Colombie et du Venezuela, avaient transité par la Guinée et la Guinée-Bissau, deux pays devenus une plaque tournante du trafic de drogue par la complicité de ceux qui s’agitent aujourd’hui pour le contrôle de ce service.

Malgré l’acquisition de tous ces résultats élogieux sous l’impulsion du colonel Moussa Thiegboro Camara, certains membres de l’entourage tentent le distraire le président Alpha Condé. C’est dans cet esprit qu’on le persuade de rattacher au ministère de la sécurité et de la protection civile le secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le grand banditisme.

Or, par expérience, la gestion de ce service par le ministère de la sécurité avait abouti au trafic de drogue à grande échelle, transformant la Guinée en une plaque tournante de trafic de cocaïne en provenance de l’Amérique du sud.

Pour rappel, l’opération de lutte contre le trafic de drogue enclenchée par les autorités militaires d’alors, avait abouti à l’arrestation de plusieurs anciens dignitaires du régime Conté et des officiers de la police qui ont tous défilé dans le ‘’Dadis Show’’ pour répondre aux questions liées à leur implication dans le trafic de drogue en Guinée.

Donc, vouloir aujourd’hui cautionner le retour du secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le grand banditisme dans le portefeuille du ministère de la sécurité et de la protection civile, c’est encourager le retour aux anciennes pratiques dans le trafic de drogue en Guinée.

Le rattachement de ce service à la présidence de la République reste et demeure la meilleure approche pour lutter efficacement contre le trafic et le grand banditisme en Guinée.

« J’ai appris qu’il y a une proposition de décret rattachant le secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé au ministère de la sécurité et de la protection civile. Je pense que ce sera une erreur grave si toutefois le chef de l’Etat l’accepte. Mais connaissant ce milieu, si le chef de l’Etat voudrait réellement lutter contre le grand trafic de drogue en Guinée, il aurait mieux fait de continuer à rattacher ce service à la présidence. Je le dis en connaissance de cause, car devant l’argent, des officiers peuvent céder à tout moment. Depuis que ce service a été créé et confié au colonel Thiegboro, j’ai été ruiné de façon abyssale. Dès que les agents de Thiegboro tombent sur nos marchandises, quelles qu’en soient les propositions qu’on leur fait, ils vont te dénoncer et finir par te faire arrêter. Donc, depuis que ce service est rattaché à la présidence, mes partenaires ont tous coupé tous les contacts. C’est pourquoi, j’ai aussi décidé de me reconvertir en entrepreneur de BTP et de vente de pierres précises (…). Si le président veut que la lutte contre le trafic de drogue soit efficace et pérenne, je lui demanderais de laisser le secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé rattaché à la présidence de la République (…) », a confessé sous anonymat un ancien baron de drogue devenu entrepreneur.

Composé de gendarmes, de policiers, de douaniers et d’autres corps de métiers, le secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé reste pour le moment l’unique service capable de lutter résolument contre la drogue et le crime organisé grâce à ses prérogatives présidentielles.

Au regard des exploits enregistrés par le secrétariat général chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le grand banditisme, tout porte à croire que le président Alpha Condé ne va pas le détacher de la présidence de la République, au risque de créer des conditions favorables au développement du narcotrafic pouvant encore faire de la Guinée, la plaque tournante du trafic de drogue en Afrique de l’ouest .

Libreopinionguinee avec Kalenews.org

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