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FRANCE-YVELINES: DES AIDES MUNICIPALES SUPPRIMÉES « POUR RESPONSABILISER LES FAMILLES DES DÉLINQUANTS »

Le maire de Poissy a fait voter la suspension voir la suppression de certaines aides municipales ce lundi, pour « responsabiliser les familles des délinquants ».

Le maire divers droite de Poissy (Yvelines), Karl Olive, a fait voter ce lundi soir en conseil municipal la suspension voire la suppression de certaines aides municipales pour « responsabiliser les familles des délinquants », selon la délibération consultée par l’AFP.

Adoptée par 36 voix sur 39, cette décision fait suite à des « actes de violences répétés » ces six derniers mois, selon ce document : caillassages de bus, rixes entre jeunes, jets de mortier d’artifice sur les forces de l’ordre ou encore attaque à la voiture bélier et incendie d’un local associatif.

Dès le premier rappel à la loi

Se disant « très à cheval sur la réciprocité entre droits et devoirs », le maire de Poissy Karl Olive vise « la tranche d’âge entre 12 et 17 ans, très virulente », a-t-il expliqué à l’AFP.

Dans un premier temps, dès le premier rappel à la loi, les aides municipales d’accès aux loisirs seront suspendues voire supprimées en cas de récidive, a précisé l’élu. Certaines bourses accordées aux collégiens et lycéens – entre 100 et 400 euros mensuels par élève – sont également concernées par la décision.

En revanche, ces sanctions ne concernent pas la cantine scolaire, les activités périscolaires et les allocations familiales, pour ne pas « remettre en cause le quotidien vital » des familles, a nuancé le maire, également président de l’association Génération terrain.

« Provoquer une rencontre avec les parents »

Karl Olive espère par cette décision « provoquer une rencontre avec les parents », à l’instar du maire d’Etampes, Franck Marlin, qui a été parmi les premiers à prendre ce type de mesures, en 1998.

« À l’époque, ça a fait polémique », reconnaît le maire divers droite qui se félicite toutefois des « 50% de réussite » de ce disposif en place depuis plus de vingt ans dans sa commune et qui lui permet d’être en lien chaque mois avec les familles concernées.

Les maires LR de Rillieux-la-Pape (métropole de Lyon) et de Valence avaient pris de telles dispositions respectivement en 2018 et en décembre dernier.

En 2005, le député-maire LR de Draveil (Essonne) Georges Tron avait décidé de suspendre les aides municipales aux familles de jeunes auteurs de violences, au moment où Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait relancé le débat sur la suppression des allocations familiales pour les familles de jeunes délinquants.

A.F avec AFP

par Taboola

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