Des médecins arnaquent un patient à N’zérékoré avant que sa femme en grossesse ne décède (témoignage troublant : « Ils m’ont dit d’aller chercher une poche de sang, quand je suis allé dans la salle où on donne le sang, on m’a dit que le prix varie entre 350 à 400 mille GNF »

Alors que la Césarienne et la poche de sang sont officiellement gratuites en Guinée, certains hôpitaux du pays abusent de la souffrance des patients et de l’inquiétude de leurs proches pour fixer des prix. Ce cas se passe justement à l’hôpital régional de N’Zérékoré. Ousmane Baldé citoyen de cette localité, a perdu sa femme dans une situation dramatique dans cet hôpital en donnant la vie.

« Elle était sur le point d’accoucher, quand je lui ai envoyé à l’hôpital régional de N’Zérékoré, ils m’ont dit qu’on doit l’opérer, j’ai dit le soleil est ardent pour une opération. Ils ont dit, si je ne veux pas qu’on l’opère de lui faire sortir de l’hôpital. Et que si elle sort et qu’elle meurt on dira que c’est moi qui lui ai tué, c’est ainsi qu’on l’a envoyé au bloc, ils m’ont dit de payer 350 mille GNF pour l’opération, quand ils ont fait sortir l’enfant, ils ont envoyé ma femme dans la salle de réveil, je voulais la voir mais ils ont refusé » narre-t-il.

Dans cet hôpital, M. Baldé a gaspillé plus de deux millions GNF pour sauver sa femme. Finalement elle est décédée « Ils m’ont dit d’aller chercher une poche de sang, quand je suis allé dans la salle où on donne le sang, on m’a dit que le prix varie entre 350 à 400 mille GNF, j’avais deux millions avec moi, j’ai tout utilisé. Quand j’ai fini de dépenser mon argent, je suis venu voir un parent, il m’a suggéré de prendre le sang sur son corps. Comme je n’ai pas acheté avec eux la poche de sang, ils étaient fâchés. Ils m’ont dit d’acheter le caoutchouc là où doit être mis le sang. Pour le contrôle du sang, j’ai aussi payé 90 mille GNF, c’est ainsi qu’ils m’ont retardé et ma femme est décédée dans la salle » conte-t-il.

Pire ! Pour récupérer le nouveau-née, le veuf a payé une autre somme «Un homme est venu, constatant que ma femme est sur le point de mourir personne ne s’occupait d’elle, il a dit vous êtes ici et cette femme est en train de mourir à petit feu. Pour récupérer mon enfant, j’ai aussi payé 50 mille GNF. Les médicaments que j’ai acheté, j’ai laissé dans cet hôpital » rajoute-t-il.  

N’ayant pas de moyens ni quelqu’un pour l’aider, Ousmane Baldé n’a pas pu porter plainte contre l’hôpital régional de N’Zérékoré. Sa seule préoccupation était de s’occuper des funérailles de sa femme, mais de celui qui allait s’occuper du nouveau-né.

Libreopinionguinee avec Kalenews

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