Cour constitutionnelle de Guinée : Kelefa Sall paie le prix de son audace !

0
Kéléfa Sall, président de la cour constitutionnelle de Guinée
Kéléfa Sall, président de la cour constitutionnelle de Guinée

Celui qui a affronté frontalement Alpha Condé pour lui dire de se garder d’écouter les sirènes révisionnistes est en mal de reconnaissance à la Cour constitutionnelle.  En cause : « Il est hostile à la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé d’avoir un 3e mandat. Et Alpha Condé ne le lui a pardonné cela», a déclaré Dalein Diallo, sur les antennes d’une radio locale.

Kelefa Sall– c’est de lui qu’il s’agit – paie ainsi le prix de son audace. Après tout, il n’est pas à sa première épreuve et Dalein Diallo de rappeler : « On avait voulu le déstabiliser sur la base de gestion des ressources de la cour constitutionnelle. Aujourd’hui, on essaie encore de le déstabiliser et ses conseillers disent qu’ils l’ont limogé. Ce n’est personne, c’est Alpha qui est à la manœuvre. Il veut se débarrasser de KélèfaSall pour pouvoir tranquillement opérer sa révision constitutionnelle. »

 A la suite de Dalein Diallo, Salifou Sylla prend faits et causes pour Kélefa Sall : « Depuis un certain temps, Kéléfa Sall est dans le collimateur du pouvoir. A cause du discours qu’il a prononcé où il a mis en garde contre le tripatouillage de la constitution, contre ce troisième mandat, dont nous sentons les velléités dans ce pays. On veut le dégager. Il est, peut-être, tombé dans le piège des autres. On ne peut pas destituer mais on peut reprendre la procédure. Au fond, ce qui arrive, c’est cette velléité de s’accrocher au poste. Et ça commence au sommet… Le président de la cour constitutionnelle est élu pour neuf ans, non renouvelables. Cela signifie que tous les autres sont susceptibles d’être soumis au tirage au sort prévu. »

De son côté, Damaro Camara se dit « surpris par cette façon de faire des collègues de KéléfaSall. Je crois que nous devons tous travailler au renforcement de nos institutions. Nous ne pouvons pas jouer avec nos institutions selon nos humeurs.Ce qui s’est passé à la CENI était un mauvais présage, voilà encore ce qui se passe à la Cour Constitutionnelle. Et peut-être que c’est une autre institution dont les membres ne seront pas contents un jour et qui vont vouloir se débarrasser de leur président, ça ne se passe pas comme ça. » Alpha Condé a bien des mains noires dans la déstabilisation de la Cour constitutionnelle. Mais, il préfère la politique de la bouche cousue, au nom d’une prétendue neutralité.

Libreopinionguinee.com avec  www.kababachir.com

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici