Entamées la semaine dernière, les plaidoiries et réquisitions dans le procès des personnes accusées d’avoir assassiné madame Aïssatou Boiro et Paul Temple Cole ont pris fin hier, mardi 08 janvier 2019, devant le TPI de Dixinn. Après la clôture des plaidoiries des parties, chaque accusé a eu droit à un dernier mot pour sa défense. A cette occasion, Mohamed Diallo alias Junior, l’un des 18 personnes poursuivies dans cette affaire, s’est remis à la justice divine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Je suis innocent dans cette affaire. Si vous voulez me sacrifier devant le peuple de Guinée, je demande à Dieu de faire sa justice », telle fut la dernière déclaration de Mohamed Diallo alias Junior, accusés d’être l’un des cerveaux de des assassinats de madame Aïssatou Boiro, ex-directrice nationale du trésor et de Paul Temple qui était en service au ministère de l’économie et des finances.

Avant ces déclarations des accusés qui ont clôturé les débats de ce procès, l’audience de ce mardi a été marquée par la plaidoirie de maitre Jean Baptiste Jocamey Haba, l’avocat de « Junior ». Durant 4 heures d’horloge, l’avocat de la défense a présenté ses arguments pour prouver que son client Mohamed Diallo est innocent dans cette affaire.

Selon maitre Jocamey Haba, les accusés n’avaient aucun intérêt à commettre ces assassinats pour lesquels ils sont poursuivis. Il a demandé au juge, Ibrahima Kalil Kouyaté, « de garder la dernière page de son jugement à l’honneur de madame Aïssatou Boiro et Paul Temple Cole, en évitant de condamner des innocents à la place des vrais coupables de ces crimes qui sont tapis dans l’ombre ».

L’avocat estime que la partie civile n’est pas allée loin dans la recherche de la vérité afin de trouver les coupables. Parce que, dit-il, « ceux qui sont dans cette salle ne sont pas coupables ». Parlant du témoignage de Mohamed Conté alias Souka (en détention à Kindia pour plusieurs crimes dont il est reconnu coupables) qui a accablé son client dans cette affaire, maitre Jean Baptiste Jocamey Haba a souligné qu’une personne « qui est condamnée à une peine afflictive et infamante est interdite de témoigner. Donc, il ne faut pas tenir compte des propos de Souka concernant cette affaire ».

En réponse aux avocats de la défense qui ont tous tenté de démontrer l’innocence de leurs clients, maitre Sylla, l’un des avocats de la partie civile, a demandé au tribunal de rejeter les nullités soulevées par ses collègues d’en face. Et surtout, de tenir compte des aveux des accusés lors de l’enquête préliminaire, au cours de laquelle « ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, parce que les procès-verbaux sont disponibles ».

A rappeler que ce sont en tout 18 personnes qui sont poursuivies dans cette affaire de double assassinat. Ces personnes sont accusées de faits d’association de malfaiteurs, vols à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, consommation de chanvre indien, coups et blessures volontaires, recel et complicité.

Parmi les accusés, 6 sont en fuite. Il s’agit de : Alpha Keïta alias « Man Siaka », Djibril Diallo alias « Foula boy », Sanssy le Nigérian, Mamadou Lamarana Kanté, Thierno « Le Boucher », Maïga le Malien. Le verdict dans cette affaire est attendu le 04 février 2019.

Libreopinionguinee avec guineematin 

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