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Société.

Grève du SLECG : Vers une sortie de crise !

Grève du SLECG : Vers une sortie de crise !

Bientôt la fumée blanche va sortir dans le bras de fer qui oppose le SLECG et le Gouvernement. En tout cas, c’est ce qu’on peut constater dans la communication faite ce samedi 03 novembre par le secrétaire général Aboubacar Soumah lors de leur assemblée générale. Une délégation gouvernementale est attendue lundi au siège du SLECG pour une proposition autour des 8millions comme salaire de base de chaque enseignant.

Cette délégation gouvernementale a rencontré le SLECG au courant de la semaine. Elle a d’abord demandé aux syndicalistes  que tout en acceptant que la grève continue, de procéder au recensement des enseignants. Une manière pour eux de faire une décantation  avant toute augmentation. La proposition a été rejetée par les enseignants. La partie gouvernementale s’est alors retirée pour revenir ce lundi avec une proposition d’augmentation.  « Si la proposition qui nous sera faite est consistante, nous allons accepter de signer le protocole, de commencer à payer en novembre et que si la paie effective sera faite en janvier, que ça soit avec effet rétroactif, à commencer du 01 novembre 2018. Cela est techniquement possible» a dit Aboubacar Soumah.

Après avoir rappelé les violations des  droits syndicaux dont sont victimes les enseignants, Aboubacar Soumah a déclaré que la grève va continuer même après l’obtention de quelque chose autour des 8millions tant que les syndicalistes ne sont pas rétablis dans leurs fonctions. « Avec ces violences là, nous ne sommes pas du tout prêt à céder. Nous ne sommes pas prêt à arrêter la grève tant que ces éléments là ne sont pas rétablis dans leurs droits» poursuit le secrétaire général.

Le gèle du salaire du mois d’octobre des enseignants ne fait que durcir le SLECG dans sa position comme l’explique ici le secrétaire général. «Au Bénin, au Mali, au Tchad, au Burkina Faso, il y’a eu deux, trois, quatre, cinq mois de suspension de salaire. Mais les enseignants ont tenu et ils ont obtenu les points qu’ils ont revendiqués. Pourquoi pas nous, alors que nous souffrons plus que ces enseignants là. C’est maintenant le moment là où jamais. N’acceptons pas de reprendre»conclut-il.

Au cours de cette assemblée, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a lancé un appel aux personnes de bonne volonté de venir en aide aux enseignants dont les salaires sont gelés ainsi qu’aux concessionnaires de les épargner pendant cette période de soudure.

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