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Hausse du budget de la Présidence : Cellou Dalein dénonce. « Ils font augmenter les impôts et les taxes, y compris sur le carburant, pour accroître les dépenses improductives et enrichir davantage l’élite dirigeante »

Dans la Loi des Finances rectificatives (LFR 2021) actuellement en examen à l’Assemblée Nationale, le budget de fonctionnement de la Présidence de la République a connu une hausse d’un peu plus de 35%.

De 492. 511.921.000 (dans la loi des finances initiales 2021), le budget est passé à 667 355 982 000, dans la LFR 2021, soit 174 844 061 000 GNF. A l’opposé, le budget de la Primature a diminué de 25%.

Cette hausse ne laisse pas de marbre l’opposition qui dénonce l’accroissement des dépenses improductives, au détriment de l’amélioration des conditions de vie des populations. Interrogé par Africaguinee.com, Cellou Dalein Diallo, le principal opposant au régime d’Alpha Condé a aussi dénoncé l’augmentation des impôts et taxes.

« Le budget de la Présidence de la République augmente de 35% et celui de la Primature diminue de 25%. Ils font augmenter les impôts et les taxes, y compris sur le carburant, pour accroître les dépenses improductives et enrichir davantage l’élite dirigeante. Au détriment de l’amélioration des conditions de vie des populations », a dénoncé le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée.

Présentant le projet de Loi des finances rectificatives (LFR 2021), le jeudi 26 août 2021, devant le Parlement, le ministre du Budget avait justifié la hausse des dépenses par l’augmentation de 1,17% du PIB s’expliquant principalement par le recrutement de 1500 fonctionnaires de police et de la protection civile non budgétisés.

Ainsi, avec une prévision initiale de 27 739,07 milliards, les dépenses du projet de loi de finances 2021 révisé sont évaluées à 29 318.96 milliards, soit une augmentation de 1 579,89 milliards (5,70%).

« L’augmentation des dépenses est imputable aux dépenses courantes pour 70,13%, aux budgets d’affectation spéciale (BAS) pour 1,90%. Cette hausse est atténuée par la contraction des dépenses de biens et services pour 292,16 milliards et des charges financières de la dette à hauteur de 380,94 milliards. Dans le budget révisé 2021, les dépenses d’investissement hors BAS sont évaluées à 755,06 Mds contre une prévision initiale de 8 313,16 Mds, soit une augmentation de 441,90 Mds (5,44%). Cette hausse porte uniquement sur les immobilisations non financières », avait précisé le ministre Ismael Dioubaté.

A suivre…

Libreopinionguinee Avec Africaguinee

 

par Taboola

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