Des manifestants appelés « jeunes incontrôlés », ont brûlé le véhicule de commandement du secrétaire général chargé des Affaires Administratives et Financières de Lélouma, saccagé celui du chargé des collectivités décentralisées et vandalisé la résidence de fonction du préfet de la localité, Mohamed Deen Camara.

Cette escalade de violence dans la commune urbaine de Lélouma est intervenue quelques minutes après le départ du contingent militaire déployé sur le terrain depuis lundi soir, suivi de celui du préfet, Mohamed Deen Camara qui aurait difficilement accepté de quitter sa résidence de fonction.

L’information a été confirmée à Guineematin.com par le maire de la commune urbaine de Lélouma, Moustapha Baldé.

« Effectivement, ils ont attaqué la résidence du préfet qui n’y était pas. Malheureusement, les deux véhicules des deux généraux étaient garés au dehors. Le véhicule du général de l’administration a été effectivement brûlé. Celui du général des collectivités a été saccagé. La résidence a été vandalisée. Ils ont tout pris. Heureusement, c’est vrai que le véhicule du préfet a été caillassé avant aujourd’hui. Voilà la situation » indique le maire Moustapha Baldé.

Notre interlocuteur a précisé que ces incidents ont été enregistrés ce mardi, après le départ du contingent militaire envoyé lundi soir à Lélouma, suivi de celui du préfet qui a été protégé par l’autorité communale.

« Les jeunes surexcités avaient demandé le départ des militaires. Après le départ de ce contingent qui a été un peu pourchassé par les manifestants, je suis venu demander au préfet de quitter. Il ne voulait pas le faire. Il a dit qu’il était prêt à se sacrifier. J’ai répondu que ce n’est pas solution. Je lui ai demandé de quitter les lieux. Heureusement, il a accepté. On l’a donc sorti de Lélouma en toute sécurité. C’est après son départ que les jeunes sont venus s’attaquer à la résidence. Ils ont brûlé le véhicule, heureusement, la résidence n’a pas pris feu. Ils ont ouvert, ils sont entrés prendre tout ce qui pouvait l’être et saccager le reste, malheureusement » conclu le maire de la commune urbaine de Lélouma, Moustapha Baldé.

Comme on le sait, à quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé tient coûte que coûte à changer la Constitution qui lui a permis d’être chef d’Etat en 2010. Ce qui lui permettrait de continuer à rester à la présidence de la République. Opposés à ce projet, plusieurs leaders politiques et de la société civile, réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), appellent les Guinéens à des manifestations illimitées pour contraindre le chef de l’Etat à renoncer à ce projet et à organiser des élections libres et transparentes à la fin de son mandat comme l’exige la Constitution guinéenne. Et, ce mardi est donc la deuxième journée de ces manifestations intitulées « résistance continue » par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Source : Guineematin

 

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