L’appareil s’est écrasé avec 176 personnes à son bord quelques minutes après son décollage de l’aéroport international de Téhéran. Il n’y a eu aucun survivant.

Téhéran avait jusqu’à alors nié que le Boeing 737-800 de la compagnie ukrainienne avait été frappé par un missile iranien, comme l’affirmaient le Canada et les États-Unis.

La conséquence de « l’aventurisme des États-Unis »

Dans un communiqué relayé par la télévision publique, l’armée iranienne précise que les fautifs seront traduits devant un tribunal militaire et présente ses condoléances aux familles des victimes, qui sont pour la plupart des Iraniens et des Canadiens d’origine iranienne.

L’appareil s’est écrasé dans les heures qui ont suivi les attaques menées par l’Iran contre des bases irakiennes abritant des troupes américaines en représailles à l’assassinat par les États-Unis du général iranien Qassem Soleimani le 3 janvier.

Cet accident est la conséquence d’une erreur humaine et de « l’aventurisme des États-Unis », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif sur Twitter après la publication du communiqué de l’armée. « Nos profonds regrets, excuses et condoléances à notre peuple, aux familles de toutes les victimes et aux autres nations affectées », a-t-il ajouté.

Une « erreur impardonnable » pour Rohani

Le président de la République islamique s’est lui aussi exprimé sur Twitter. Il a déploré une « grande tragédie et une erreur impardonnable ».  Il a ajouté que l’Iran « regrettait profondément » d’avoir tiré par erreur contre l’appareil.

Le Canada, dont de nombreux resortissants se trouvaient à bord, a demandé par la voix de son Premier ministre Justin Trudeau « une enquête complète et approfondie ».  « Nous attendons de l’Iran (…) que les coupables soient traduits en justice » et « le paiement de compensations » a, quant à lui, réagi le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy sur Facebook.

(avec AFP)

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