Symposium sur le Soixantenaire de l’Indépendance de  la Guinée en Belgique : Voici le discours du ministre de la jeunesse Mouctar Diallo

Mouctar Diallo à Bruxelles pour la célébration de l'an 60
Mouctar Diallo à Bruxelles pour la célébration de l'an 60 de l'indépendance

A l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République de Guinée, avec la communauté guinéenne du Benelux, l’Ambassade de Guinée à Bruxelles a organisé ce vendredi 5 octobre 2018 un symposium sur l’indépendance de la Guinée au siège du secrétariat des ACPs (Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique)à l’avenue Georges Henri dans la commune de Woluwé-Saint-Lambert.

Le symposium été présidé par ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, Mouctar Diallo.

Cette cérémonie a été rehaussée par la présence des ambassadeurs des pays africains, du représentant de l’Union Européenne (UE), du secrétaire général du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP)Dr. Patrick Gomes, des Guinéens du Benelux, des associations et naturellement de l’ambassadeur Dr Ousmane Sylla, accompagné de Diallo Aliou le premier conseiller, de Madame Agnès Touré chargée des affaires consulaires et financières, et de tous les autres diplomates et membres du personnel de l’ambassade de Guinée en Belgique.

LIRE LE DISCOURS DU MINISTRE MOUCTAR DIUALLO CI-DESSOUS

C’est pour moi un honneur et un agréable devoir de participer au nom du gouvernement à ce symposium sur l’Indépendance de la Guinée.

Je dis un agréable devoir, car en tant que Ministre de la Jeunesse de notre pays, il me semble important que la jeunesse guinéenne s’approprie non seulement de son passé historique pour savoir d’où elle vient, et en tirer toute la fierté pour mieux dessiner la trajectoire qui doit être la sienne aujourd’hui et demain. Mais surtout, parce qu’ évoquer ce passé c’est nécessairement parler de ces jeunes gens, oasis des temps durs, révoltés de nos limites, de nos douleurs, de nos ignorances, pèlerins de nos espoirs, de nos rêves, des luttes essentielles, et enfin, des batailles gagnées. Des modèles que les jeunes guinéens, au plus large les jeunes africains, doivent cultiver pour perpétuer cette tradition d’engagement, de conviction, d’idéal et de responsabilité face au destin commun de la nation dont ils sont les vrais bâtisseurs.

Il vous souviendra que les pères fondateurs de la République de Guinée, le Président Ahmed Sékou Touré, en compagnie de Saifoulaye Diallo, Barry Diawadou, Barry Ibrahima dit Barry 3,  Koumandian Diaby et autres… n’avait pas encore 35 ans, l’âge barème qui définit le jeune aujourd’hui, lorsqu’il proclamait l’Indépendance de la Guinée le 2 octobre 1958. Lui tout comme la plus part de ses compagnons de route étaient donc  des jeunes, mais leur charisme et leur détermination ont su triompher de ce qui semblait être le défit le plus incommensurable sans doute que nos pays ont dû relever : la lutte contre le colonialisme et l’injustice, la lutte pour  la liberté et la dignité, la lutte pour la reconnaissance et l’égalité des peuples et des cultures.

C’est le lieu ici de rendre un vibrant hommage à toute cette génération de leaders jeunes qui ont fait montre de lucidité pour inverser le cours de l’Histoire et marquer  à jamais l’évolution et les valeurs de notre pays : la République qui se voulait une République pour le Travail, la Justice et la Solidarité ; la devise d’une nation certes en perpétuel mouvement depuis, mais qui continue de se construire et que nous devons toujours garder à l’esprit et préserver à tout prix.  Car derrière le mot Travail il y a le mot Indépendance, derrière le mot Justice il y a les mots Droits et Devoirs, et derrière le mot Solidarité se trouve l’idéal d’une nation harmonieuse et heureuse. Les clés d’une République, le socle d’une nation, le sous-bassement d’une démocratie.

En effet, c’est autour de valeurs connues et reconnues, intimes et légitimes, que notre nation pourra suivre sa marche sur la route du progrès. Il ne doit pas y avoir de rupture dans la transmission de ces valeurs, car c’est seulement et seulement si ces valeurs sont résolument partagées de tous, que notre Guinée pourra définitivement enterrer les querelles intestines inutiles et regrouper ses fils et ses filles autour d’une vision commune du contrat social.

Célébrer le soixantenaire de l’Indépendance de la Guinée, pour moi, c’est lui donner cette dimension singulière : l’unité nationale et la consolidation de la paix. A cet égard, le Ministère de la Jeunesse que je dirige, a déployé plusieurs dispositifs pour participer à faire ancrer la culture de la citoyenneté, du civisme et de la paix chez les jeunes : du volontariat, à l’animation sociale. Pour nous, le savoir-faire technique pour une insertion socioprofessionnelle des jeunes, passe nécessairement aussi par le savoir-être citoyen pour une édification de la nation et un impact positif sur le vivre-ensemble.

Enfin, même si j’aurais peut-être dû commencer par là, je m’associe à tous les Guinéens au pays et partout dans le monde, en général et ceux de la Belgique en particulier pour souffler encore les 60 bougies de l’Indépendance de notre chère patrie : puisse Dieu nous bénir, éclairer nos pas et nous guider sur des sentiers prospères, dans les liens de la fraternité plus intense.

Vive l’unité nationale ! Vive la République ! 

Je vous remercie.

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