Oumar Tounkara du SLECG : « l’argent coule à flot dans ce pays. Quand on revendique, on nous parle de paix, de quiétude, de ceci, de cela. Nous sommes fatigués »

« Je vous rappelle que depuis le 13 mars dernier, un protocole d’accord a été signé entre le gouvernement et les syndicats pour dialoguer. Les ministres Tibou Kamara, Gassama Diaby et Cheick Taliby représentaient le gouvernement. Du côté des syndicats, il y avait les camarades Aboubacar Soumah et Abdoulaye Sow de la FESABAG.  Depuis cette date, rien !  Mai, juin, juillet, août, nous avons tenu trois assemblées. Nous avons écrit pour rappeler le gouvernement. Mais sans suite. Ce n’est que le 23 septembre, après notre préavis de grève, que le gouvernement s’est décidé à nous inviter à la table. C’est un gouvernement qui ne prévient pas la crise. Les gens attendent que la situation pourrisse pour intervenir. C’est dommage », regrette Oumar Tounkara.

Il précise cependant, que l’ouverture des négociations entre le SLECG et le gouvernement, ne met pas fin à la crise.

« Aller à la table de négociations ne signifie pas que c’est réglé. Nous retirerons le mot d’ordre de grève si nos requêtes sont satisfaites. A défaut, les négociations peuvent aller parallèlement avec la grève. Mais nous osons croire qu’on nous écoutera et tout ira pour le mieux. Sinon nous avons trop attendu. Par patriotisme, par  souci de paix et pour l’avenir de nos enfants, nous avons respecté la période des examens scolaires. Mais on a senti le manque de volonté de la part du gouvernement. Les gens nous font languir, on veut nous avoir à l’usure« , prévient-il.

Selon le secrétaire général adjoint du SLECG, le gouvernement à suffisamment de moyens, pour améliorer les conditions de vie des enseignants.

« L’argent circule en Guinée! Aéroport, port autonome, impôts, douane, les sociétés minières, hydrocarbures… Mais l’argent coule à flot dans ce pays ! D’où vient le fait qu’on nous rabâche à l’oreille à longueur de journée, il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de moyens. Quand on revendique, on nous parle de paix, de quiétude, de ceci, de cela. Nous sommes fatigués. Nous n’attendons plus pour mourir dans la misère. Nous n’accepterons plus de vivre dans la précarité alors qu’eux vivent dans l’opulence avec leurs familles. Il faut que notre vie change! Nous ne laisserons pas nos enfants dans la souffrance. Jamais ! », tranche le syndicaliste.

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG),  appelle les enseignants à la mobilisation, pour obtenir les 8 millions comme salaire de base des enseignants.

Libreopinionguinee avec Newsdeguinee

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