Obtention de carte d’identité nationale : Un véritable chantage au commissariat de centre Matoto (enquête)

La confection et la délivrance des cartes d’identité nationale sont devenues une sorte de marchandise à coût très cher pour le commissariat central de Matoto. Pour s’en procurer on est soumis à d’immenses difficultés financières illégales imposées par les agents en charge du service. Une victime a attiré l’attention de votre quotidien en ligne en donnant des précisions sur le chantage à vive allure qui existe dans ce commissariat autour de la fabrication des cartes d’identité nationales.

Toutes sortes de procédures anormales y sont en vigueur pour arnaquer les citoyens à la quête des cartes d’identité nationales. Une fois les dossiers fournis, le demandeur fait face à l’obligation de payer l’ensemble des préalables qui pourtant en principe sont gratuits. Ce dont il s’agit ce sont l’interview, la fiche de renseignement, de l’enregistrement et la signature. Ces étapes sont respectivement facturées à 20.000, 2.000, 1.000 et 5.000 francs guinéens.

Ce chantage est entretenu par les commissaires centraux sous complicité des chefs de l’identité judiciaire.
Selon notre source, quand des planches de la carte d’identité arrivent, les responsables divisent la quantite en deux. Dans chaque lot de 200 planches venus par exemple, ils déduisent la moitié pour vendre le reste à 50.000 FG. Un prix contraire à celui officiel qui est à 15.000 FG.

La quantité frauduleusement soustraite constitue un gain total pour ses auteurs. Pour preuve, le prix du produit varie entre 10.0000 et 150.000 francs guinéens.

Tous ces détails ont préalablement fait l’objet d’une vérification. Un agent de la police rencontré sur les lieux, affirme que pour avoir dans l’immédiat une carte d’identité nationale le paiement d’une somme de 100.000 FG est non négociable. Il a ajouté que pour un délai d’attente de 72h, le prix est à 55.000 FG.

Ce témoignage met en évidence la corruption qui prévaut au sein de la police. Chose qui est générale dans le pays. Du coût, la Guinée s’éloigne de plus en plus d’un véritable début de son développement.

En attendant que le ministère de la sécurité prenne des dispositions efficaces contre ce fléau dans les commissariats, les citoyens continuent à subir le calvaire.

Fatala

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