Salifou kebe de la Ceni et Cellou Dalein Diallo
Salifou kebe de la Ceni et Cellou Dalein Diallo

Aussitôt porté à la tête de la nouvelle CENI, le nouveau patron de l’institution en charge des élections en Guinée Maitre Salif Kébé est loin de faire l’unanimité. D’ailleurs de l’avis de l’ancien commissaire de la CENI, Etienne Soropogui, le nouveau président a été désigné par le président Alpha Condé. S’attaquant aux anomalies dans lesquelles a brillé le processus de désignation des commissaires devant siéger à la nouvelle CENI qui, selon lui, est truffée à la fois d’incohérence et d’imprécision, Etienne Soroporogui met en doute la crédibilité des représentants de la société civile  qu’il accuse d’être désignés par le président Alpha Condé.

« Au niveau de la désignation des membres de la nouvelle CENI, on vous dit que l’opposition désigne 7 personnes, la mouvance 7 et les organisations de la société civile désignent 2 personnes. Mais on ne dit pas dans quelle condition ces organisations de la société civile désignent ses membres. Alors, le problème qui va se poser notamment au niveau du président de la CENI est que, c’est parmi ces deux personnes de la société civile qu’on doit choisir le président de l’institution. A partir du moment que la désignation du président de la CENI n’a pas été réglée par la loi, naturellement il est évident qu’elle a été faite au niveau du palais Sékoutouréah. Alors qu’on aurait dû laisser la possibilité aux organisations de la société civile dans leur entièreté de faire le choix de leurs représentants, sur la base d’un consensus » a expliqué l’ancien commissaire de la CENI.

Plus loin, Etienne Soropogui, prévient qu’, « il ne faut pas s’attendre à ce que ces commissaires puissent avoir des positions contre le pouvoir d’Alpha Condé », Avant de préciser qu’: « on se retrouvera dans un schéma de constations  à répétition et il sera difficile d’en sortir ».

Parlant de l’autre anomalie enregistrée, aux yeux d’Etienne Soropogui, elle pourra malheureusement reproduire les disfonctionnements auxquels étaient confrontés l’ancienne institution électorale, c’est la question du cotas de ces représentants.

Car dit-il, « pour la mise en place de la nouvelle CENI, on a dit que l’opposition 7 commissaires, et la mouvance 7 pour qu’il y est un équilibre à l’intérieur. Mais quand vous prenez la configuration actuelle de  l’opposition, elle est une entité au sein de laquelle il y a des dissensions. Dès qu’il sera question de prise de décisions, il va y avoir forcement des manipulations et ça reproduira le même schéma que l’ancienne CENI ».

Ainsi dans ces pistes de solution pour résoudre cette éventuelle crise qui pourrait surgir dans le fonctionnement de la nouvelle institution électorale (CENI), l’ancien commissaire propose qu’ : « il faut faire en sorte que tout soit mis en débat à l’interne, éviter que les malentendus soient réglés par vote et faire en sorte que les grandes questions sensibles puissent être ramenées au niveau de la classe politique ».

Libreopinionguinee avec kalenews 

 

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