Négociations SLECG-Gouvernement : Aboubacar Soumah, pose des conditions, qui risque de perturber la rentrée scolaire !

Aboubacar Soumah slecg et Alpha Condé au Palais Sékoutoureya
Aboubacar Soumah du slecg et Alpha Condé au Palais Sékoutoureya

 

A quelques jours de la rentrée scolaire en Guinée, des risques de report s’affichent en l’air et plusieurs observateurs avertis craignent de la tournure que pourraient prendre cela dans le pays. La cause principale n’est pas cachée. Aboubacar Soumah du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée pose de nouvelles conditions au Gouvernement, avant le début de toutes négociations.

 Le secrétaire Général du Slecg et son staff ont répondu à l’appel du Gouvernement  ce mercredi 29 Août 2018, afin de poursuivre les négociations interrompues depuis le 04 mai dernier, suite à une promesse du Premier Ministre Kassory Fofana. Aboubacar Soumah pose dans un premier temps des conditions préalables, avant de rentrer dans la phase des négociations proprement-dites. C’était devant l’Inspecteur Général du Travail, Alia Camara, qui dit prendre acte des préalables posés sur la table.

« L’arrêt de l’ingérence administrative dans les affaires syndicales, le virement des salaires des enseignants engagés en 2017 et 2018 par la Fonction publique, l’engagement des dix enseignants homologués de l’université de Kindia, le rétablissement des enseignants des universités de Labé, Kindia et Gamal Abdel Nasser mutés pour leur appartenance au SLECG », indiquait Mohamed Bangoura, le porte-parole du SLECG, devant Aboubacar Soumah qui s’est abstenu de tout commentaire.

Et ce n’est pas tout. Le syndicat de l’Education exige également du Gouvernement d’engager des poursuites judiciaires contre les acteurs syndicaux qui ont vandalisé les locaux du Slecg le 08 Août dernier. Dans sa ligne de mire, Dame Kadiatou Bah, de l’autre Slecg. L’autre exigence, c’est bien le reclassement des admis au deuxième certificat et leur prise en charge par la Fonction Publique.

Sauf que, à date, toutes conditions semblent être du feu à consommer pour l’équipe d’Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre Guinéen. Tout de même, les grandes lignes devront être abordées mardi prochain, pour tirer les choses au clair.

Pendant ce temps, les apprenants guinéens se demandent quand est-ce que ils reprendront le chemin de l’école, alors que la date fixée pour la réouverture des classes est le 15 septembre à venir. Du côté du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, on observe un silence cimetière. Aucune confirmation n’est pour le moment donnée par le ministre Mory Sangaré. Néanmoins, le syndicat ne décolère pas et avait promis de freiner tout élan visant à reprendre les cours dans les établissements d’enseignements, au cas où il n’arriverait pas à obtenir gain de cause.

Faudrait-il rappeler que le Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée réclament toujours  une amélioration de condition de vie et de travail, d’où la demande de la revue à la hausse du salaire des enseignants à hauteur de 8.000.000 de Franc Guinéens ? Le Gouvernement va-t-il jouer au jeu pour affaiblir Soumah et Cie comme il l’a fait avec l’inter-centrale CNTG-USTG ? Aboubacar Soumah maintiendra sa décision qui consiste à empêcher l’ouverture des classes ? L’avenir nous en dira mieux !

A suivre…

Libreopinionguinee avec Globalguinee

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