Sous son leadership, le département poursuit des initiatives visant à valoriser le patrimoine culturel, développer le tourisme et promouvoir l’artisanat guinéen. Des actions concrètes qui témoignent d’une volonté de faire de la culture un véritable levier de développement et de rayonnement de la Guinée.
À sa nomination à la tête du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, certains n’avaient pas misé un seul franc sur Moussa Moïse Sylla. Journaliste propulsé dans l’univers gouvernemental, il était même présenté par certains comme « le plus bleu des ministres ». Trop novice, disait-on. Trop peu expérimenté pour conduire un département aussi vaste et stratégique. Quelques mois plus tard, le discours a changé. Celui que l’on observait avec scepticisme est désormais présenté comme l’un des ministres les plus actifs et les plus visibles du gouvernement. Et cette évolution ne doit rien au hasard : elle est le fruit d’une présence, d’une méthode et d’une succession d’actions qui commencent à produire des résultats.
Sur le terrain culturel, Moussa Moïse Sylla a entrepris de replacer l’artiste au cœur de l’action publique. La prise en charge sanitaire de plus de 1 500 artistes, ainsi que l’évacuation sanitaire d’artistes confrontés à des pathologies nécessitant des soins spécialisés, illustrent cette nouvelle approche sociale. Au-delà des cérémonies et des discours, le ministère s’est intéressé à la vie quotidienne de ceux qui font vivre la culture guinéenne. L’accompagnement des artistes dans leurs projets, aussi bien en Guinée qu’à l’international, participe de la même dynamique. Il ne s’agit plus seulement de célébrer les artistes, mais de les aider à créer, produire, voyager, représenter la Guinée et conquérir de nouveaux espaces.
Cette politique s’étend également à l’artisanat. La participation des artisans guinéens à de grands rendez-vous et marchés internationaux ouvre des perspectives nouvelles pour la promotion du savoir-faire national et la conquête de débouchés extérieurs. À cela s’ajoute le travail institutionnel engagé au niveau législatif, avec la validation de plusieurs textes de loi au Conseil national de la Transition (CNT), afin de renforcer le cadre juridique des secteurs de la culture, du tourisme et de l’artisanat. La promulgation du nouveau Code du tourisme constitue notamment une étape importante dans la structuration d’un secteur appelé à jouer un rôle majeur dans l’économie nationale.
Mais l’un des marqueurs du mandat de Moussa Moïse Sylla reste sans doute sa volonté de passer des intentions aux infrastructures. Le programme de construction de musées et de centres culturels régionaux dans les huit régions administratives est désormais entré dans une phase concrète avec les poses de premières pierres. Dans le même temps, la valorisation du patrimoine historique, la documentation et la numérisation des biens culturels, les initiatives en faveur de la restitution du patrimoine et la réhabilitation des espaces culturels témoignent d’une ambition : faire de la culture un véritable pilier du développement national et non un simple supplément d’âme.
Dans le tourisme également, le ministre a choisi de descendre du bureau vers le terrain. Visites de sites, rencontres avec les opérateurs, suivi des infrastructures et interpellation des responsables sur les retards constatés : sa méthode est celle d’un ministre qui veut voir les projets de ses propres yeux. De Conakry à l’intérieur du pays, l’ambition affichée est de faire du potentiel touristique guinéen une réalité économique. Les grands projets d’aménagement, la promotion de la destination Guinée et la recherche de partenariats et d’investissements internationaux s’inscrivent dans cette stratégie.
À cette dynamique nationale s’ajoute une ouverture internationale de plus en plus assumée. La diplomatie culturelle, la coopération avec les partenaires étrangers, la participation de la Guinée aux grands rendez-vous culturels et la promotion des artistes et artisans guinéens à l’extérieur contribuent à donner une nouvelle visibilité au pays. Désormais, l’artiste qui porte les couleurs de la Guinée à l’étranger n’est plus seulement un ambassadeur culturel par circonstance : il peut bénéficier d’un accompagnement institutionnel dans la préparation et la réalisation de ses projets.
Il serait évidemment excessif de prétendre que tout est réglé en quelques mois. Les secteurs de la culture, du tourisme et de l’artisanat portent des décennies de défis et nécessitent des investissements considérables. Mais une chose est difficilement contestable : la dynamique a changé. Celui que certains avaient rapidement catalogué comme « le plus bleu des ministres » a su prendre ses marques, imposer une cadence et remettre son département au centre de plusieurs enjeux nationaux.
Et c’est peut-être là que réside la principale leçon. On peut être novice dans un fauteuil ministériel sans être novice dans l’action. Moussa Moïse Sylla est arrivé avec des doutes autour de son nom ; il entend désormais être jugé sur ses résultats. La prise en charge de milliers d’artistes, l’évacuation sanitaire de ceux qui en avaient besoin, l’accompagnement des créateurs, l’ouverture internationale des artistes et artisans, les réformes législatives, les infrastructures culturelles et les chantiers touristiques constituent autant de marqueurs d’un mandat qui cherche à laisser une empreinte.
Le « bleu » d’hier n’a donc pas seulement appris les codes du gouvernement. Il a appris à répondre à ses détracteurs par le travail. Et dans l’arène publique, c’est peut-être la réponse la plus difficile à contester : pendant que les uns parlent de lui, lui tente de faire parler les résultats.
MMB
