Martine Condé de la HAC précise : « Mouctar Bah a reconnu qu’il n’a pas de preuve »

Lors de la rencontre, mardi, avec les patrons de presse pour échanger sur la situation sociopolitique du pays et le rôle que doit jouer la presse, la présidente de la Haute autorité de la communication (HAC), Martine Condé en a profité pour évoquer le cas du correspondant de RFI en Guinée, Mouctar Bah qui a fait récemment un reportage sur les violences à Conakry qui ont conduit à la mort de deux jeunes et un policier à Wanindara. Dans son discours la présidente de la HAC, Martine Condé a d’abord interpellé la presse à plus de responsabilité dans le traitement de l’information. Tout en insistant sur la contribution de la presse dans l’instauration de la paix dans le pays. Elle a ensuite rassuré que son institution n’est pas contre les journalistes. Mais plutôt elle exige le professionnalisme dans le traitement de l’information.
Parlant du cas du correspondant du RFI, en Guinée, Mouctar Bah, accusé d’avoir été partial dans son reportage sur la mort de ‘’deux jeunes par des bérets rouges’’, la Dame Condé de rappeler :  » Ce n’est pas la première fois que Mouctar Bah tombe dans les mêmes problèmes. Hier Mouctar Bah ne nous a pas fourni de preuves palpables, de preuves qui puissent nous permettre de le défendre. Mouctar a reconnu qu’il n’a pas de preuve, il dit que ce sont journalistes qui l’ont informé, il était 23 heures. Et il a joint les témoins. Puis tout de suite, lui il s’est assis jusqu’à 2 heures du matin, il a travaillé. Et dès 06 heures, il a balancé sur la radio mondiale (…) ». Par ailleurs d’indiquer : « on a dit à Mouctar, quand ton élément est passé, c’est le lendemain que le policier a été tué aussi. Il faut réfléchir à ça, parce que tu as allumé le feu quelque part, tu as alimenté ce qui s’est passé à Wanindara parce que tu n’as pas recoupé l’information. (…) »

Elisa Camara +224 654 95 73 22

Mediaguinee

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