MAROC: des étudiants guinéens brutalisés et blessés par la police sous les ordres de l’Ambassadeur de la Guinée (images) 

Joint par la rédaction, l’un des étudiant gréviste  revient sur le film de la journée du lundi. «Nous étions là hier lundi à 7h (6h heure de Conakry). Là, l’ambassadeur nous a catégoriquement refusé l’accès à l’ambassade, il y a eu un nombre important de policiers qui montaient la garde au niveau de toutes les portes. Ce n’est qu’à 17h, un de nos amis, on ne sait pas par quel miracle est rentré pour nous ouvrier le portail pendant que les policiers étaient là. Nous aussi, nous avons foncé pour nous retrouver au sein de l’ambassade » explique t-il. Comme un tigre qui veut récupérer son territoire, le locataire des lieux, hostile à cette intrusion dans ses locaux, exploite la méthode répressive sur des jeunes dont il est censé défendre. « Une fois à l’intérieur, l’Ambassadeur a ordonné au chef de police de nous faire sortir par la brutalité, par la force. Nous aussi, nous avons décidé de tout filmer pour que le monde entier sache ce qu’ils sont entrain de nous faire subir. De 17h jusqu’à 22h45 (heure de Conakry 16h-21h45), on était à l’Ambassade. Au final, les policiers ont mis en exécution les instructions de l’ambassadeur. Ils nous ont encerclé, ils nous tapaient avec leur matraques pour qu’on puisse sortir. En sortant il y a beaucoup qui on vu leurs ordinateurs et téléphones gâtés, d’autres brutalisés et blessés sous l’œil de l’ambassadeur» poursuit notre interlocuteur.

Malgré la continuité de ces actes de violences, renoncer n’est pas le vocabulaire approprié de ces étudiants. « Comme c’est un combat commun, on a décidé de revenir aujourd’hui mardi encore. Cette fois ci, ils ont déplacé tout un arsenal de policiers et ceux ci ont refusé qu’on reste devant l’ambassade, ils nous ont encore brutalisé. Pour ce matin, il y a eu un blessé et plusieurs autres personnes maltraitées par la police dont moi-même. Mais on est prêt à aller jusqu’au bout. Nous n’avons plus peur de l’enfer, nous le vivons ici déjà. On attend nos amis en provenance des autres villes pour foncer. Décidement, l’ordre de nous tabasser sauvagement a été bien réçu ce mardi encore.» affirme t-il. Au moment où nous mettons cet article en ligne, ces étudiants boursiers guinéens sont entrain de se faire tabasser par la police devant l’Ambassade de la Guinée. A rappeler, ces grévistes demande l’augmentation de leur bourse d’étude à hauteur de 300% contre une somme dérisoire de 50 dollars par mois et payée par trimestre. School224

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