Mandiana : les populations donnent un ultimatum de sept jours aux autorités

Rein ne va dans la commune urbaine de Mandiana, une partie située en Haute-Guinée. Depuis des jours, cette préfecture du pays où habitent principalement des malinkés, est secouée par une grogne sociale.

Ce vendredi 13 avril 2018, les populations de Mandiana sont redescendues dans la rue avec des slogans hostiles à l’endroit du pouvoir en place. Les fils de cette zone qui ont longuement été séduits par les actions du parti présidentiel décident de changer de fusil d’épaule.

Après tant de promesses non réalisées par les autorités guinéennes, notamment au niveau du département des travaux publics, en ce qui concernent les ponts sur le fleuve Milo à partir de la sous-préfecture de Sansandô, du fleuve Djoliba et celui sur le fleuve Sankaranin, les populations de Mandiana n’ont plus espoirs que dans la rue pour se faire entendre. C’est pourquoi, à travers cette méthode, les populations réclament la reprise immédiate des travaux de bitumage des voiries urbaines et de construction d’infrastructures de base.

Pour calmer les ardeurs, les sages de la localité se sont invités à la danse pour jouer à la médiation, selon des détails que nous avons obtenus avec un natif de la préfecture. Après concertation donc entre jeunes et sages, une décision imminente a été prise pour trouver solution à leurs revendications.

Selon nos informations, pour mieux asseoir leurs décisions, les populations de la préfecture de Mandiana ont fini par donner après échanges avec les sages, un ultimatum de sept jours. Ultimatum lancé d’ailleurs à l’endroit des autorités préfectorales disent-ils. Quid à savoir si leurs revendications seront prisent en compte.

A suivre…

Global

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here