Mamadou Mansaré jure: « On ne retiendra pas dans l’histoire que le mouvement syndical guinéen a trahi le peuple »

C’est un syndicaliste imperturbable qui a eu le privilège de faire le compte-rendu du travail abattu avec le gouvernement l’autre semaine. Mamadou Mansaré en a profité pour interpeller la Présidence et l’Assemblée nationale sur leur rôle à jouer en vue de tirer au clair l’information selon laquelle il perçoit 30 millions de francs tous les mois en sa qualité de président du Conseil d’administration.

« (…). Je suis passé sur Nostalgie pour dire qu’il y a un vrai complot politique contre le peuple de Guinée. Et je vais vous le démontrer. Ils ne sont pas d’accord, tous, sur tout. Mais sur le budget, ils sont d’accord. C’est très simple à comprendre : le Parlement est passé d’un budget de 27 à 99 milliards aujourd’hui. Et plus tard, on va se retrouver dans la loi rectificative à 120 milliards. Alors, dès que j’ai parlé de cela dans l’émission de Nostalgie, un certain M. Keita qui se dit travailleur de la Présidence et l’honorable ont sorti des vidéos que je touche 30 millions en tant que président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale. C’est pour vous dire que ceux qui nous gouvernement même ne connaissent pas les textes qu’ils votent », s’est indigné Mamadou Mansaré.

Et pour asseoir son argumentaire sur une base plus ou moins solide, le syndicaliste a envoyé pour preuve : « Parce que le compte de la Sécurité sociale est très clair : aucun membre du CA (Conseil d’administration, Ndlr) n’est rémunéré. Alors, je leur ai dit d’envoyer un audit. Moi, j’ai la conscience tranquille. Et cela ne me dérangera pas. Plutôt, ça va me galvaniser dans ma lutte », a-t-il rassuré.

Convaincu de ne trainer aucune casserole par devers lui, le camarade Mansaré demande à ses détracteurs d’envoyer mille enquêteurs pour vérifier et que cela ne l’ébranle point.

« Je suis libre avec ma conscience. Et ce combat, on le mener ensemble jusqu’au bout », a promis le Secrétaire général adjoint de la CNTG qui dit avoir interrompu son traitement en France pour mener ensemble le combat avec ses collègues.

« Les généraux ici présents me chargent de vous dire qu’on ne va pas lâcher telle que soit l’issue de ce combat, même s’il faut que nous perdions nos vies. On ne retiendra pas dans l’histoire que le mouvement syndical guinéen a trahi le peuple », a-t-il conclu.

Libreopinionguinee avec Guineenews

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