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Fait divers.

L’homme d’affaires qui aurait détourné 300 mille dollars au chef de l’Etat, mis aux arrêts/ Ses avocats s’inquiètent et dénoncent une « arrestation arbitraire »

L’homme d’affaires qui aurait détourné 300 mille dollars au chef de l’Etat, mis aux arrêts/ Ses avocats s’inquiètent et dénoncent une « arrestation arbitraire »

Me Abdoul Kabélé Camara, Me Sékou Koundiano, tous des avocats, et Dr Fodé Maréga, député UFDG, étaient face aux hommes des médias, dans la salle El Hadj Mohamed Koula Diallo, de la Maison de la presse, sise à Kipé, ce jeudi 9 mai. C’était pour faire le point sur la situation d’un certain Mamadou Alimou Barry. Selon Me Koundiano, leur client « se trouve être embastillé dans les locaux du CMIS de Bambéto depuis le 19 avril dernier… Aujourd’hui, on est absolument sûr et certain qu’il est illégalement détenu ; il est séquestré par des forces que nous n’arrivons pas à déterminer. À date, nous ne pouvons même pas vous dire l’autorité à laquelle nous pouvons nous adresser pour cette situation grave ». Et Me Abdoul Kabèlè Camara, ancien ministre de la Sécurité, aujourd’hui membre de l’opposition, de souligner: « Faute d’avoir des informations sur l’arrestation de Mamadou Alimou Barry et son lieu de détention, faute de le faire comparaître devant le procureur de la République et le juge d’instruction, nous disons que les lois de procédure pénale guinéenne, qui sont d’ordre public, sont littéralement violées ; notre constitution est violée ». Et d’ajouter : « L’heure est grave dans le pays… Alors que le peuple de Guinée espère être conduit vers l’État de droit, nous replongeons dans des situations de séquestration arbitraire, de violation du principe de la légalité, de violation des droits de l’homme ». Selon des indiscrétions, Mamadou Alimou Barry qui serait un membre de l’UFDG, principal parti d’opposition, serait l’homme d’affaires qui aurait escroqué le président de la République d’une somme de 300 mille dollars. Une accusation contre laquelle les avocats de l’homme ne se sont pas prononcés, arguant que leur client a « arbitrairement été mis aux arrêts par la police, depuis trois semaines, pour des raisons qu’on ignore encore ».

 Guinee7.com

 

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