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Politique.

Le président Alpha Condé compare « les sections cailloux » du FNDC aux black blocs en France

Le président Alpha Condé compare « les sections cailloux » du FNDC aux black blocs en France
Le Président Guinéen, Alpha Condé

Le président guinéen ne digère pas les accusations de l’opposition et les rapports des Ong de défense des droits de l’homme qui imputent aux forces de l’ordre la responsabilité des morts lors du double scrutin du 22 mars dernier.

Dans une longue interview qu’il a accordée à Jeune Afrique, Alpha Condé a fustigé lesdits rapports. Pour lui, ignorer la nuisance des « sections cailloux » du FNDC c’est comme ne rien dire sur les black blocs ou les casseurs en France pendant la crise des “gilets jaunes”.

« Je ne dis pas que les forces de l’ordre n’ont aucune responsabilité. Il peut évidemment y avoir des bavures. Certains agents ont été arrêtés, et nous continuons les enquêtes. Mais il est difficile de prendre au sérieux des rapports d’ONG qui ont enquêté de façon unilatérale sans nous interroger et sans tenir le moindre compte du contexte de violence que je viens d’évoquer. C’est un peu comme si, lors de la crise des « gilets jaunes » en France, on avait enquêté que sur la police et pas sur les casseurs ou les black blocs – lesquels ont leurs équivalents guinéens : les « sections cailloux » du FNDC », fulmine le président guinéen qui s’est empressé de vanter les réformes de l’armée qu’il a entreprises au lendemain de son élection à la tête de la Guinée

« Ma première décision, quand je suis arrivé au pouvoir, a été de réformer l’armée et la police dans un sens républicain. Le chantier était colossal, mais les progrès accomplis sur la voie du maintien démocratique de l’ordre sont palpables : plus aucun militaire ne sort de son camp avec une arme, et la police a interdiction de tirer à balles réelles lors des manifestations », rappelle-t-il.

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