Lansana Kouyaté sur les violences en Guinée : « La racine du mal, c’est que les lois ne sont pas respectées. Je propose l’annulation pure et simple des communales du 4 février dernier… »

Lansana Kouyaté, ancien premier ministre guinéen et président du PEDN
Lansana Kouyaté, ancien premier ministre guinéen et président du PEDN. Crédit photo libreopinionguinee

Face aux violences postes-électorales qui secouent la Guinée, Lansana Kouyaté, depuis Paris, a proposé lundi sa solution de sortie de crise. Le président du parti de l’espoir pour le développement national (PEDN) qui s’exprimait dans l’émission Les GG ce lundi 12 novembre, opte pour l’annulation pure et simple des communales du 4 février dernier.

« Dans notre pays pour qu’il y ait une amorce de paix et de stabilité, il faut quitter le cercle vicieux de ces accords non tenus, il y en a eu beaucoup, ce n’est pas le dernier, il y a eu beaucoup d’accords non tenus. Mais à chaque fois, on se retrouve, on rebelote et on retombe dans la même situation. Ce sont nos enfants qui meurent, ce sont nos policiers qui meurent. Donc ce que je veux dire, premièrement, vous connaissez la position du PEDN, c’est que ces élections doivent être annulées, purement et simplement annulées. Est-ce que ce sont des élections qu’on a faites là ? On est où ? Non seulement on est au niveau des communes où il y a des problèmes, le jour où viendra la désignation des chefs des quartiers, où en serons-nous ? », s’est-il interrogé. La première semaine du mois de novembre a été particulièrement tendue entre forces de l’ordre et militants de l’opposition à Conakry.  Ces violences ont fait 3 morts dont un policier et beaucoup de dégâts matériels. Pour le leader du PEDN, le non-respect des lois et des accords politiques sont à la base de ces violences meurtrières qui secouent la Guinée.

« La racine du mal, c’est que les lois ne sont pas respectées. La loi est dure mais c’est la loi, tout le monde doit la respecter. Étant donné que cela n’est pas fait, nous en sommes en ce ping-pong où il y a duplicité parfois et puis déchirement de temps en temps. Je suis moi prêt, à condition qu’on me donne la chance de dire la vérité et que cela soit accepté par chacune des parties et que l’on aille vers ce qui constituerait une paix durable », a dit l’ancien Premier ministre.

Libreopinionguinee avec mediaguinee

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