Italie: déferlement de haine raciste contre les Bleus après leur victoire

French president Emmanuel Macron holding the trophy (C) and his wife Brigitte Macron (C-L), France's coach Didier Deschamps (5thR), France's goalkeeper Hugo Lloris (6thR) pose for a family photo at a reception for the French national football team after they won the Russia 2018 World Cup final football match at the Elysee Presidential Palace on July 16, 2018 in Paris. France celebrated their second World Cup win 20 years after their maiden triumph on July 15, 2018, overcoming a passionate Croatia side 4-2 in one of the most gripping finals in recent history. / AFP PHOTO / Lionel BONAVENTURE

Si la presse italienne dénonce un déchaînement de messages racistes sur les réseaux sociaux, elle a elle aussi participé au phénomène. A la fin du mois de mai, Mario Balotelli appelait les supporters italiens à « se réveiller ». Le joueur de l’OGC Nice et seul titulaire noir de l’équipe d’Italie venait d’être une nouvelle fois victime de racisme. Pressenti pour être capitaine de la Squadra Azzurra, dans laquelle il vient de faire son retour, le joueur de 27 ans a dû supporter pendant le match contre l’Arabie Saoudite une banderole sur laquelle il était écrit « mon capitaine est de sang italien », en référence à la nationalité de ses parents biologiques, originaires du Ghana. Elevé par un couple d’Italiens, il n’a obtenu la nationalité qu’à l’âge de 18 ans. Deux mois plus tard, son appel a semble-t-il été ignoré, non seulement des supporters mais des Italiens dans leur ensemble. En France, les photos et vidéos de scènes de liesse ont pris d’assaut les réseaux sociaux depuis la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde dimanche soir. De l’autre côté des Alpes, où selon un sondage du Corriere della sera 90% des Italiens soutenaient la Croatie, ce sont les messages racistes qui se multiplient.

« C’est l’Afrique qui a gagné »

C’est avec la même citation entre guillemets que la Repubblica et l’agence de presse Adnkronos évoquent le phénomène: « c’est l’Afrique qui a gagné », et non la France dimanche soir. Une phrase trouvée de nombreuses fois au détour de Twitter ou de Facebook. Des réseaux sociaux où il est aussi question de « singes avec un ballon » ou de « champions du tiers monde ». Un racisme assumé et adressé aux joueurs noirs de l’équipe de France. Des joueurs dont la nationalité française est niée ou mise en doute, tout comme la nationalité italienne de Balotelli. Parmi les internautes ayant publié ce genre de messages, un conseiller municipal du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia a été épinglé

BFMTV

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