Comme dans plusieurs localités du pays, les membres des démembrements de la CENI à N’zérékoré ont prêté serment ce vendredi 30 août, au tribunal de première. Au terme de cette activité, le parti de Dr Ousmane Kaba (PADES) a accusé l’UFDG de trahison.

Sur les 48 sièges accordés à l’opposition dans la préfecture, le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) est le grand perdant qui n’a eu aucun représentant. Ce sont donc les gros morceaux dont l’UFDG et l’UFR qui ont rafflé les sièges accordés à l’opposition. Sur les 48, l’UFDG a eu 24, l’UFR 14 BL 6, PEDN 2 UGDD 2, RRD1, UPG 1.

Une répartition jugée « inacceptable » par le coordinateur du PADES qui accuse le principal parti de l’opposition (UFDG) de trahison.

« C’est un partage qui n’est pas consensuel parce que les partis naissants ont été exclus. La convention, c’était de présenter une liste consensuelle. Ce qui n’a pas été le cas. On avait fait une liste avec le PEDN et le RRD, mais malheureusement, c’est la liste que l’UFDG a fait en complicité avec l’UFR qui a  été retenue. C’est une trahison de la part de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée »,  dira M. Konaté.

Poursuivant, le coordinateur de PADES pense que les représentants de l’opposition sont partsi en dent de scie. Ce qui serait selon lui, un premier échec de ceux-ci. « Déjà, c’est un échec pour l’opposition car, on s’est trahi nous-mêmes d’abord. Beaucoup ont prêté serment dans la  frustration. Comme ça, ils ne feront que l’affaire de la mouvance. L’opposition devrait former un bloc parce que nous partons pour un combat. Malheureusement, ce n’est pas ce que nous venons de voir. La division est déjà consommée dans la mesure où l’UFDG ne se bat que pour ses intérêts », dénonce-t-il.

Des accusations rejetées d’une main de revers par le secrétaire chargé des affaires électorales de l’UFDG qui estime que les répartitions ont été faites devant tous les membres de l’opposition.

« Le représentant du parti PADES était avec nous. Il sait bien comment les choses se sont passées. D’abord, au niveau de la CEPI, on a tenu compte des élections nationales. Je pense que chacun d’eux sait quelle est la règle qu’on a utilisée. Mais ce qui est sûr, c’est on a réussi à inviter tout le monde autour de la  table et nous avons discuté. Et je pense que tout le monde était d’accord. Il (PADES) était consentant sur le critère de la répartition et d’accord sur le respect de la loi. C’est ce qui a primé avant tout. Nous, partis politiques, on se bat pour le pouvoir. Et je me dis que c’est important que chacun puisse respecter la loi », a confié Mamadou Malhado Diaouné.

Mediaguinee

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