Guinée : une autre crise se pointe à l’horizon !

Alpha Condé président de la Guinée

Rien n’est clair pour le moment, mais tout laisse à croire ! Les syndicalistes du SLECG qui ont été empêchés par le préfet de Labé de tenir ce mercredi, une assemblée générale dans la Capitale de la Moyenne-Guinée semble être une parfaite illustration du déclenchement de la colère des enseignants.

Ces dernier temps, un bras fer masqué oppose le gouvernement guinéen et le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Cela s’expliquerait par la volonté du gouvernement de voir la tenue d’un congrès entre les deux groupes de syndicats qui divisent l’organisation syndicale. Il s’agit des staffs de Louis M’bemba Soumah et d’Aboubacar Soumah. Ces deux hommes se querellent même avec des coups de poignet.

Dans son intervention, le gouvernement guinéen veut avoir un interlocuteur digne de nom, et observé une accalmie au sein du slecg. Pendant ce temps, le récent meneur de la grève qui a paralysé les activités du système éducatif du pays s’oppose catégoriquement à une quelconque immixtion du gouvernement dans les affaires internes du slecg. Aboubacar Soumah menace même de demander le départ imminent du ministre du travail si toutefois, ce dernier arriverait à persister sur le sujet.

Joint au téléphone par notre rédaction ce jeudi 26 avril 2018, Aboubacar Soumah confirme qu’une réunion d’urgence est prévue aujourd’hui au siège de l’organisation syndicale pour décider quelque chose.

« Ce jeudi, nous allons convoquer une réunion extraordinaire, au cours de laquelle une décision sera prise par rapport à cette ingérence flagrante des autorités du pays dans les affaires syndicales », informe-t-il.

Qualifiant cette attitude d’immixtion des autorités préfectorales de Labé, le camarade Soumah droit dans ses bottes exprime sa déception face à cette situation. Cette ingérence notoire dans les affaires syndicales dit-il, constitue une violation flagrante des conventions 87 et 88.

« Sans quoi, l’État n’a rien à avoir dans les affaires syndicales. Mais je ne sais pas pourquoi on nous empêche de tenir notre assemblée, alors que nous ne sommes pas des politiciens », se pose-t-il la question en exprimant son profond regret.

 Depuis quelques jours, un tiraillement est observé entre le ministre du travail, Damantang Albert Camara et le syndicaliste de l’éducation, le camarade Aboubacar Soumah. Dans cette bataille non voilé, les deux personnes s’attaquent souvent durement par médias interposés.

A suivre…

Globalguinee

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