Guinée : le SLECG d’Aboubacar Soumah  dément la société civile et maintient son mot d’ordre de grève

Dans un communiqué rendu public ce dimanche, le conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) a annoncé que « dans le cadre  de la facilitation de la sortie heureuse des crises sociopolitiques actuelles, qu’elle a entamé  une série de rencontres avec toutes les parties prenantes ».

Ce qui a irrité le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) en réagissant vigoureusement par le biais d’un communiqué dont nous vous livrons le contenu.

« Le Bureau Exécutif National du SLECG informe l’ensemble des Enseignantes, Enseignants et Enseignants Chercheurs de Guinée, l’opinion nationale et internationale, les Parents d’Elèves, les Élèves et les Médias Privés que la lettre d’information du CNOSCG dirigé par un certain pervêti nommé Dansa Kourouma ne reflète aucune vérité sur un soit disant compromis entre sa structure manipulée par le pouvoir en place et le SLECG sur un quelconque dénouement de la crise.

Par conséquent, le Bureau Exécutif National du SLECG prend acte de ce grossier mensonge et ridicule formulé par Dansa Kourouma et sa bande de pervêtis qui ne visent qu’à déstabiliser le SLECG et les véritables Forces Sociales de Guinée au profit du Gouvernement.

Par la même occasion, le Bureau Exécutif National du SLECG demande aux Enseignants de Guinée à plus de vigilance et de continuer à observer le mot d’ordre de grève.

Faites circuler l’information au maximum. »

Depuis quelques semaines le système éducatif guinéen est paralysé par une grève lancée par le SLECG, lequel réclame une salaire de base de huit millions de francs guinéens (8.000.000 GNF). Le gouvernent par la voix du premier ministre Kassory Fofana a indiqué qu’il n’y aura aucune augmentation de salaire jusqu’en 2020. Le chef de l’Etat, a pour sa part affirmé que « c’est le travail qu’on paye et non le travailleur » ce qui a abouti au gel des enseignants grévistes pour ce mois d’octobre. Suite à cette mesure gouvernementale, le SLECG, lors de son assemblée générale du samedi dernier a durci le ton en martelant que les 8 millions ne sont plus négociables et que tant que ce salaire de base ne lui est pas payé, qu’il n’y aura pas de cours en Guinée.

Guineenews

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