Guinée : la sortie de l’ambassadeur russe provoque l’ire des acteurs sociopolitiques

0
 

Des acteurs sociopolitiques ont réagi au micro de notre correspondant ce jeudi à la suite de la position adopté par l’ambassadeur russe pour un mandat à vie d’Alpha Condé. Ils estiment que Alexandre Brigadze n’a pas le droit de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Guinée. Selon Cellou Dalein Diallo, le diplomate a été « manipulé » par Alpha Condé. Il estime que la position de Alexandre Bregadze « n’est pas celle du gouvernement russe qui a toujours observé le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures. Nous sommes aussi convaincus qu’il ne tient pas cette position des autres ambassadeurs. Il est le doyen du corps diplomatique et consulaire, mais il n’a pas suffisamment réfléchi », a indiqué que le chef de file de l’opposition guinéenne. « Nous allons saisir le gouvernement russe pour faire cas de cette prise de position qui ne nous convient pas et qui est contrairement aux relations traditionnelles entre la Russie et les pays africains, en particulier la Guinée », souligne M. Diallo. Sur la même lancée, Sékou Kondouno activiste de la société civile guinéenne, le discours du diplomate russe est anti constitutionnelle. « Mais ce discours reflète l’image du pays qu’il représente », déplore le coordinateur de la cellule Balai citoyen. Plus loin, il ajoute : « Dans les jours qui suivent nous allons écrire au Kremlin. Il (Alexandre Bregadzé) sera dans le répertoire sur lequel nous travaillons avec les organisations des défenses des droits humains et la Cour Pénal Internationale (CPI) ». Il faut rappeler qu’à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an au chef de l’Etat hier mercredi, à la présidence, le porte-parole et doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée, Alexandre Brigadzé, qui est au pays depuis 8 ans, a déclaré : « A quoi ça sert une alternance si tout va bien ? C’est la culture de ‘’c’est notre tour’’, qui crée des problèmes. Rien n’est statique. Même dans la Bible, il y a eu l’ancien testament et ensuite le nouveau testament », affirme le diplomate russe qui martèle que la Constitution doit s’adapter aux réalités sociales et non le contraire.

Sadjo Diallo

+224 662 50 13 01

 

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici