Guinée Bissau : Macky Sall insiste pour un passage en force de Umaro Embalo

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Le soutien du président sénégalais au candidat Umaro Embalo, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau par la CNE est devenu un secret de polichinelle. Selon des informations exclusives de LSI AFRICA, Macky Sall « pousse » pour l’investiture de son protégé Umaro Embalo malgré les réticences et observations de la Cour Suprême.

Umaro Sissoko Embalo sera t-il investi président de la Guinée-Bissau ce Jeudi 27 Février ? La question est sur toutes les lèvres à Bissau et un peu partout en Afrique. Donné à quatre reprises vainqueur de la présidentielle du 29 Décembre par la Commission électorale, Umaro Embalo voit chaque jour le fauteuil présidentiel lui échapper.

Son concurrent Domingo Simoes Pereira, candidat du PAIGC, qui domine la vie politique depuis l’indépendance en 1974, est crédité de 46,45% des voix. Il a décidé de contester les résultats, et dénonce des irrégularités en saisissant la Cour Suprême. Depuis, la plus haute institution de la Guinée-Bissau a relevé à trois reprises, des irrégularités. Elle a donc demandé à la CNE de procéder à la vérification des procès verbaux. Une étape importante « bâclée » par la commission électorale de l’avis de plusieurs observateurs.

Surnommé « Embalo Selfie » par ses détracteurs, du fait de ses nombreuses cartes postales publiées sur les réseaux sociaux lors de ses visites à une dizaine de dirigeants africains et occidentaux, Umaro Embalo a été lâché depuis quelques semaines par plusieurs chefs d’état. Ceux qui au départ voyaient en lui, l’incarnation d’une nouvelle classe politique du fait de sa jeunesse, ( il a 47 ans), ont vite déchanté depuis ses propos surréalistes sur Alpha Condé et une déclaration de guerre à peine voilée. Mais le seul à ce jour à lui conseiller un passage en force contre les instituions de la Guinée-Bissau, est Macky Sall. Le président sénégalais qui multiplie les manœuvres d’intimidation et la pression vis à vis des partisans institutions de Bissau, reste un soutien de taille pour Umaro Embalo malgré les réticences de Paris et des chancelleries occidentales, plus proches  de son adversaire, Domingos Simoes Pereira.

De passage dans la capitale française cette semaine, le candidat du PAIGC lors d’un entretien à l’Agence France Presse reste offensif:  » Il n’y a pas de président de la République élu, on est dans le processus électoral. La seule instance qui peut déclarer ce processus clos c’est la Cour suprême. Aujourd’hui, il y a deux candidats: celui qui respecte la loi et qui demande à l’instance compétente de trancher une dispute électorale et un autre qui paraît pressé. Lorsqu’on se présente comme candidat, on doit s’engager à respecter la loi de son pays, sa souveraineté et le choix du peuple », pointe le candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Ce Mardi 25 Février, alors que la CNE donnait une quatrième fois Umaro Embalo vainqueur, les avocats de Domingos Simoes Pereira ont dénoncé des irrégularités flagrantes, l’ingérence de certains pays et exigent la vérité des urnes à travers un recomptage pur et simple des suffrages exprimés.

Source : LSI-Africa

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