« Gilets jaunes »: un acte 18 marqué par un regain de violence à Paris

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Selon un bilan communiqué par la Préfecture de police de Paris à 11h30, 31 personnes ont été interpellées.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 14.500 personnes se sont mobilisées dans toute la France pour l’acte 18 du mouvement des « gilets jaunes ». 

A Paris, les manifestations ont été marquées par des violences, dès le milieu de matinée autour des Champs Elysées. Selon les images diffusées par les médias, des manifestants ont tenté d’attaquer un camion de gendarmerie tandis que d’autres érigeaient des barricades, dont certaines étaient en feu vers midi.

Des groupes, scandant des slogans anticapitalistes et anti-policiers, se sont attaqués à des magasins (Hugo Boss, Lacoste, Nespresso…) et aux restaurants sur les Champs-Elysées.

Panneaux de protection en bois arrachés, vitrines cassées: la célèbre brasserie Le Fouquet’s, qui est inscrite à l’inventaire des monuments historiques et fréquentée par de nombreuses personnalités, a également été vandalisée par des manifestants. Un début d’incendie à l’intérieur a été maîtrisé dans l’après-midi.

Sur la place de l’Etoile, des manifestants, pour beaucoup vêtus de noir, capuche sur la tête, masque de protection, ont lancé des pavés sur les forces de l’ordre qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogènes.

Des tensions ont eu lieu place des Ternes et avenue de la Grande Armée.

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de canon à eau pour disperser les manifestants. Selon un bilan communiqué par la Préfecture de police de Paris à 11h30, 31 personnes avaient été interpellées.

Ces scènes de pillage et d’affrontements, qui rappellent celles des journées de mobilisation du 24 novembre et début décembre, n’avaient plus eu lieu depuis plusieurs week-end dans la capitale.

« Des professionnels de la casse »

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé l’action de « professionnels de la casse et du désordre » et demandé au préfet de police d’y répondre « avec la plus grande fermeté ».

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a déclaré : « Aucun doute permis : ils appellent à la violence et sont là pour semer le chaos à Paris. Des professionnels de la casse et du désordre équipés et masqués ont infiltré les cortèges. »

Selon lui, « 1.500 ultra-violents » figuraient parmi les manifestants.

« Il y a 7 à 8.000 manifestants à Paris, ce qui en fait une petite manifestation. (…) Au sein de ces manifestants, il y a plus de 1.500 ultra-violents qui sont venus pour casser, pour en découdre, pour attaquer. Dès ce matin très tôt, ils l’ont fait en voulant prendre d’assaut l’Arc de Triomphe, sûrement fiers qu’ils sont des saccages qu’ils avaient déjà commis le 1er décembre », a-t-il déclaré lors d’une visite à la préfecture de police de Paris

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est rendu en fin d’après-midi dans le quartier des Champs-Elysées pour remercier les forces de l’ordre.

« Merci pour ce que vous faites », a dit le chef du gouvernement à plusieurs responsables policiers. « C’est absolument nécessaire dans ces circonstances exceptionnelles », a renchéri le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner qui l’accompagnait.

Nombre de manifestants en baisse constante

Espérant un « regain de mobilisation », la date a été annoncée depuis plusieurs semaines comme une journée cruciale, et ce alors que le nombre de manifestants est en baisse constante ces dernières semaines.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, sans cesse contestés par les « gilets jaunes », ils étaient 28.600 manifestants en France pour l’acte 17, soit dix fois moins que les 282.000 du 17 novembre lors de l’acte inaugural du mouvement.

 Avec AFP

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