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Politique.

François Soudan à Conakry: « Alpha Condé n’est pas dictateur…il ne faut pas exagérer »

François Soudan à Conakry: « Alpha Condé n’est pas dictateur…il ne faut pas exagérer »

« Il y a eu des affrontements regrettables avec des victimes, beaucoup plus du côté des jeunes qui manifestaient du côté de l’opposition que du côté des forces de l’ordre, mais il y en a eu des deux (2) côtés, mais d’un côté ou de l’autre s’il y a des  morts, il faut condamner…Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, moi je n’ai pas fait l’enquête de police. J’ai dit que j’ai regretté tout ce nombre de morts. Chaque mort est condamnable. », dit-il.

Sur les relations qui est existent entre lui et le président Alpha Condé, François Soudain rappelle qu’elles sont bonnes et que son ami (Alpha Condé, ndlr) n’est pas dictateur. « Si je considérais qu’il avait une très mauvaise politique et comme on l’a dit à l’opposition, un dictateur, je ne pense pas qu’il soit resté mon ami, il n’est pas dictateur, il est reste celui que j’ai connu il y a 30 ans, avec une différence : il a eu l’exercice du pouvoir…J’avoue que j’ai du mal à retrouver dans le portrait qu’on lui colle, parfois j’ai vu les outrances que j’ai pu lire sur lui effectivement, dictateur, mains tachées de sang. Mais ça, j’ai l’habitude hélas. C’est des choses qui sortent dans des réseaux, dans des oppositions dans le continent africain. On peut ne pas être tout à fait d’accord avec Alpha Condé, tout est bien possible mais il ne faut pas exagérer, l’excès de tout et de n’importe quoi. », a-t-il défendu.  Et d’ajouter plus loin : « Les changements des constitutions, c’est une chose. Ce qui se passe par exemple au Sénégal, au Tchad, au Niger, ce sont d’autres choses. Le changement de la constitution, on a vu en Guinée avec un ensemble d’argumentaire, pour expliquer pourquoi il fallait changer la constitution. C’est aux Guinéens d’en décider…A partir du moment où il y a des élections libres et transparentes, les électeurs sanctionnent, quelle que soient la durée ou la définition des mandats. »

Pour terminer, le FNDC avait dressé une liste de personnes à poursuivre devant la Cour Pénale Internationale. Le nom de François Soudan y figurait mais il dit que c’est la première fois d’en entendre parler. « Vous m’apprenez cela. C’est complètement surréaliste, cette histoire. C’est complètement aberrant. Tout ce qui est excessif est insignifiant. C’est vraiment ridicule. Écoutez, parce qu’on dit par exemple, je suis pour le troisième mandat, même si j’avais dit, vous allez à la CPI, vous pensez une demi-seconde que ces genres de démarches pouvaient aboutir à quelque chose ? Ce n’est pas sérieux. », a-t-il martelé.

Libreopinionguinee avec Mediaguinee

 

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