Etienne Soropogui révèle : « Il n’est jamais tard s’il s’agit de dire la vérité. On ne peut pas continuer à prendre en otage le processus électoral. Ce sont des comportements qui ne stabilisent pas le pays… »

GUINEE, Sept mois après la tenue des élections communales communautaires, le Directeur des opérations de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Etienne Soropogui a affirmé le jeudi 6 septembre que son institution a bien organisé lesdites élections.

Ce pendante, il a jeté  un discrédit sur les magistrats ayant vidé les différends électoraux. Un aveu qui vient certainement réconforter l’opposition dans sa constatation des résultats. Lisez!

«Nous avons très sereinement conduit les opérations électorales jusqu’au niveau des CACV (Commission Administrative Communale de Vote). Les juges avaient été influencés pour procéder à l’annulation d’un certain nombre de PV (Procès-verbaux) sortis des bureaux de vote de nature à arrondir les angles au profit du parti au pouvoir. Des accusations ont été formulées dans ce sens par le principal parti de l’opposition de l’UFDG (…). Après discussions avec quelques juges, ils m’ont confiés qu’ils ont eu assez de pressions pour se livrer à ce genre d’exercice. Je crois que ce n’est pas bien pour notre pays. Il n’est jamais tard s’il s’agit de dire la vérité. On ne peut pas continuer à prendre en otage le processus électoral. Ce sont des comportements qui ne stabilisent pas le pays. C’est honteux pour un pays de ne pas pouvoir installer les exécutifs communaux après 7 mois des élections. La nouvelle loi sur la CENI dit qu’on doit mettre en place une équipe. L’opposition doit fournir une liste de sept personnes. La mouvance présidentielle aussi sept. Deux personnes pour l’administration publique et une personne pour la société civile. Quand vous prenez l’opposition, a priori on voit l’UFDG, mais elle ne sera pas seule. Il y a l’UFR et le PEDN. Selon les critères, le BL (Bloc Libéral)  ne fait pas partie par qu’il s’agit de la participation aux deux dernières élections et avoir au moins deux députés à l’Assemblée nationale. Peut-être l’UFDG n’aura que quatre personnes, l’UFR aura deux personnes et le PEDN une personne. Cette refondation ne fera que déplacer le débat et plus gravement (…). Après il aura au finish une institution qui va fonctionner pire ce qu’elle a été».

 Il faut préciser qu’Etienne Soropogui a fait ces révélations chez nos confrères de la radio Lynx fm.

Guineenews

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