epa07434254 A heap of debris from the wreckage of an Ethiopia Airlines Boeing 737 Max 8 aircraft are piled at the crash site near Bishoftu, Ethiopia, 13 March 2019. Ethiopian Airlines flight ET 302 carrying 149 passengers and 8 crew was en route to Nairobi, Kenya, when it crashed on 10 March 2019 by yet undetermined reason. All passengers and crew aboard died in the crash. The Boeing 737 Max 8 aircraft has come under scrutiny after similar deadly crashes in Ethiopia and Indonesia within a few months. Several countries have banned the plane type from their airspace and many airlines have grounded their 737 Max 8 planes for safety concerns after the Ethiopian Airlines plane crashed minutes after take-off on 10 March. EPA/STR

Le pilote, aux commandes du Boeing 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé dimanche, a rencontré une situation d’urgence immédiatement après le décollage, demandant dans une « voix paniquée » un retour alors que l’avion accélérait à une vitesse anormale, indique jeudi le New York Times.

« Break, break, demande retour à la maison », dit le commandant aux contrôleurs aériens alors qu’il tente d’éviter deux autres vols approchant l’aéroport, selon des déclarations

du quotidien américain sur la base d’une personne ayant eu accès aux échanges entre l’équipage et ces contrôleurs.

L’expression « break, break » est utilisée pour donner priorité à un message, signifiant que l’équipage est confrontée à une situation d’urgence que les pilotes n’arrivent pas à gérer. « Demande guidage pour atterrir », ajoute le commandant.

La compagnie avait indiqué dès dimanche que l’équipage avait demandé un retour à Addis Abeba mais c’est la première fois que le contenu des messages du commandant avec le contrôle aérien est dévoilé.

Les contrôleurs ont reçu ces messages trois minutes après le décollage. Ils observent alors que la trajectoire de l’avion oscille entre des montées et des descentes de plusieurs centaines de pieds, le signe que cela se passe très mal, selon ce même témoignage.

Les causes exactes de l’accident toujours inconnues
Tous les contacts entre les contrôleurs et l’équipage du vol 302 en route vers Nairobi sont perdus cinq minutes après le décollage, selon la même source.

Le vol ET 302 avait décollé à 08H38 (05H38 GMT) d’Addis Abeba et il a disparu des radars six minutes plus tard. L’appareil était piloté par Yared Getachew (8.000 heures de vol à son actif) et il avait fait l’objet d’une maintenance le 4 février.

Pour l’heure, les causes exactes de l’accident sont inconnues. Les boîtes noires de l’appareil, qui contiennent les paramètres du vol et les conversations dans le cockpit, sont arrivées en France, où elles vont être décryptées par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), organisme spécialisé dans les enquêtes techniques des accidents d’avion.

Le travail des ingénieurs doit commencer vendredi. Cet accident, qui présente des similitudes avec celui survenu sur un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air fin octobre, a conduit les autorités de sécurité aérienne du monde entier à interdire provisoirement le vol des Boeing 737 MAX. La tragédie d’Ethiopian a fait 157 morts, celle de Lion Air 189 victimes.

Source : Belga

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