Dubreka : un jeune retrouvé pendu dans sa chambre à Bailobayah

Un jeune conducteur de taxi, âgé d’une vingtaine d’années, a été retrouvé pendu dans sa chambre, dans la soirée d’hier jeudi, 04 avril 2019, au quartier Bailobayah, dans la préfecture de Dubreka. Mamadou Yéro Bah, c’est son nom, est originaire de Pellal, dans la commune rurale de Mâci (Préfecture de Pita), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

e Mâci (Préfecture de Pita), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters. Les raisons qui ont poussé Mamadou Yéro Bah à se donner la mort ne sont pas connues.

Selon Amadou Koulibaly, représentant du propriétaire de la maison où logeait la victime, « c’est hier à 20 heures qu’un de ses colocataires est venu me dire que ces jours-ci, il n’a pas vu Mamadou Yéro. Et puisqu’il ne l’a pas vu, il est allé vérifier chez lui. Il dit qu’il a regardé par la fenêtre qui était entrouverte, il a trouvé qu’il est arrêté dedans. Immédiatement, nous sommes allés vérifier. On a trouvé qu’il était dedans, une corde au cou. Après, on a informé le quartier qui, à son tour, a alerté la gendarmerie. C’est ainsi que les gendarmes sont venus faire le constat et donner l’ordre au quartier de s’occuper du corps ».

N’ayant les moyens requis pour s’occuper d’un corps en état de putréfaction, les autorités du quartier ont saisi les autorités compétentes de la question. Mais, Elhadj Souleymane Diallo, membre du bureau du Conseil de quartier de Bailobayah, déplore l’indifférence des autorités compétentes face à cette situation. « C’est hier, vers 20 heures 40 min, que deux de mes collègues sont venus à moto me chercher. Nous sommes allés voir. Mais on a trouvé que c’est vraiment déplorable.

La chambre dans laquelle il loge était vraiment inaccessible, comme vous l’avez vu. C’est quelque chose qui s’est passé trois jours avant, et le corps avait déjà commencé à se décomposer. Ensuite, on s’est battu, on a appelé les autorités pour qu’on nous amène au moins la Croix-Rouge pour nous aider à prendre le corps. Un corps décomposé ne doit pas être abandonné à la portée des civils, qui n’ont pas la formation requise. Mais, les autorités nous ont abandonnés avec le corps, et chacun a dégagé sa responsabilité.

C’est pourquoi, on a pris l’engagement d’acheter des caoutchoucs, des gants, des manteaux et des cache-nez, puisqu’il fallait le dégager de là. Pour des problèmes comme ça, nous ne pouvons qu’appeler la Direction Préfectorale de la Santé ou le procureur, pour leur demander de nous venir en aide. Malheureusement, on constate qu’on n’est pas toujours prêt », a-t-il regretté.

Mamadou Yéro Bah a été inhumé ce vendredi, au cimetière du quartier.

Libreopinionguinee avec guineematin

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