Des images lourdes, à la hauteur du drame qui se joue ces jours-ci à New York. Confrontées à des morts toujours plus nombreux, les autorités de la ville ont décidé d’utiliser l’île de Hart Island. Un lieu proche du quartier du Bronx à la sinistre réputation, puisque c’est là que reposent déjà dans des fosses communes près d’un million de New-Yorkais, souvent pauvres ou indigents, et incapables de s’offrir une concession.
Les pompes funèbres sont tellement surchargées que les autorités envisagent d’autres scénarios. Un élu municipal avait évoqué lundi 6 avril la possibilité de procéder à des « enterrements temporaires » dans un parc municipal. « Cela se fera probablement en utilisant un parc municipal pour les enterrements (oui, vous avez bien lu). Des tranchées seront creusées pour des rangées de 10 cercueils », a affirmé cet élu du nord de Manhattan, Mark Levine, sur son compte Twitter. Dans une ville déjà métamorphosée par la pandémie, avec des tentes pour les malades plantées à Central Park, cette déclaration a immédiatement frappé les esprits.
Mais la mairie a vite nuancé le propos. « Nous ne prévoyons pas actuellement d’utiliser des parcs comme cimetières », a déclaré une porte-parole, Freddi Goldstein. Le maire Bill de Blasio a lui-même évoqué lundi la possibilité d' »enterrements temporaires » pour « tenir jusqu’à la fin de la crise ». L’Etat de New York constitue de loin le principal foyer de l’épidémie américaine, avec plus de 7.000 morts. Il a enregistré une nouvelle progression record au cours des dernières 24 heures (+799), mais le nombre de nouvelles hospitalisations n’a jamais été aussi bas, a indiqué jeudi le gouverneur Andrew Cuomo.
LCI