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Conakry : un jeune porte des accusations contre une Église pour violence physique. « Le pasteur a filmé et les deux filles en question (gabonaises) c’est à dire la tente de ma petite amie et une autre gabonaise me prenaient en photo »

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L’acte s’est passé la samedi dernier, dans la cour de l’église RENBORTH INTERNATIONAL centre chrétien, dans la forêt de Kakimbo, commune de Ratoma. Un jeune a été pris pour voleur, il a été attaché et ligoté par trois personnes membres de cette église dont le pasteur, a t-il confié à un reporter de guineemonde ce vendredi 24 mai 2019.

Faya Jérémie Mansaré c’est le nom de la victime. le samedi dernier, il s’est rendu dans l’église où lui et sa petite amie ont l’habitude de prier pour accomplir son devoir religieux. À son fort étonnement, c’est le vigile qui l’attache et le prend pour un voleur, témoigne le jeune.

« J’ai ressenti le besoin d’aller prier et discuter avec la tente de ma petite amie par ce qu’elle prie dans cette même Église. Mais entre elle et moi il y a eu de différends par ce qu’elle n’est pas d’accord avec la relation que j’entretiens avec sa sœur.

Je me rends là-bas, il était déjà 6h et quelques comme ça, pour éviter de croiser certaines personnes. Lorsque je cogne, il y a le gardien qui me prend et commence à m’amadouer, pour me dire, toi tu es un petit malin. Mais je prenais tout cela comme de la blague. Il a commencé à me ligoter les mains. Il m’a fait rentrer dans l’enceinte de l’église, et là je me rends compte que ça commence à devenir sérieux. Il a commencé à m’attacher les mains par derrière. Il me ligote les pieds et s’est mis à me tabasser.
Pendant ce temps je l’entendais me dire envoyer moi des seringues. Sous le coup de la torture, ils m’ont fait avouer certaines choses. Ils m’ont demandé de reconnaitre que je suis voleur et que j’ai un groupe

Le jeune avoue qu’il a été torturé sauvagement. Les plaies sont encore visibles sur son corps. Et lorsqu’ils le frappaient, ils l’ont pris en photo. «Le pasteur a filmé et les deux filles en question (gabonaises) c’est à dire la tente de ma petite amie et une autre gabonaise me prenaient en photo.»

En plus, «lorsqu’ils ont fini de me torturer, ils m’ont fait sortir de l’église et ont crié “au voleur”, et les gens sont venus encore me rouer des coups.» lâche Mansaré.

Il a été sauvé grâce à la police qui l’a mis à l’arrière d’une voiture de couleur noire et l’a envoyé au commissariat en compagnie de ceux qui l’ont accusé d’être voleur.

«Et quand nous sommes arrivés au commissariat, ils ont dit que je suis pas un voleur. Moi ça m’a étonné. Si je suis pas un voleur, pourquoi m’avoir torturé» interroge t-il ?

D’après ses explications, ils ont appelé sa petite amie, par ce qu’il leur a dit qu’elle priait dans la même église. Lorsqu’elle a été appelée, elle a confirmé qu’il n’est pas un voleur. «Ils m’ont dit fallait nous dire ça. Mais par comment voulez vous que je vous dise ça ?»

Après le commissariat donc, ils l’ont amené dans un endroit et lui ont donné des habits de rechange. «C’est à partir de là que j’apprends que mes photos ont été publiées sur le net. Et pour moi, je ne pouvais pas laisser passer ça

«J’ai demandé à ce que justice soit faite par ce que c’est quand-même une atteinte à mon intégrité physique et psychologique.»

Sa famille affirme avoir porté plainte au niveau du commissariat de Wanindara. À ce niveau explique le père, la procédure n’avançait pas. C’est ainsi que son père, lui même pasteur a saisi L’Etat major qui a récupéré le dossier et le confier à la brigade de recherche de Kipé.

Selon les explications du père de la victime, c’est grâce à L’Etat major que le pasteur de cette église a répondu à la convocation.

Lorsque le dossier a été remis à la brigade de recherche de Kipé, avec le Commandant Kouyaté, qui a pour adjoint, l’adjudant chef Balamou, que les trois complices se sont présentés après avoir reçu leur convocation.

« Lorsqu’ils se sont présentés, les deux filles (la tente de la petite du jeune victime et son amie) ont été incarcérés et ils sont là-bas avec les deux vigiles qui l’ont attaché

“Ils m’ont dit que madame le pasteur est âgé, ils vont l’auditionner. J’ai pris un avocat maitre Touré. Depuis la prison, les filles m’ont envoyé le nom de leurs complices à travers une lettre qu’elles ont écrite et m’ont fait parvenir. Mais je demande à ce que justice soit faite surtout les deux gabonaises (Durcy Long et Reine Gambotia).”

Joint au téléphone par la rédaction de guineemonde pour avoir sa version, Madame le pasteur de l’église a rejeté les accusations portées contre elle dans cette affaire. Victorine IVONNE soutient que le jeune a été pris dans sa cour à 4h du matin par ses vigiles alors qu’il tentait d’enlever les tôles de son église.

«L’Église se trouve dans ma concession. Il était venu dans ma cour, mes gardiens l’ont arrêté. Ils l’ont frappé. Au petit matin, il m’ont appelé, je suis venue et je leur ai dit de ne pas le frapper, de l’amener à la police

À la police, d’après Mme IVONNE, le jeune a demandé d’appeler sa petite amie qui le protège. Elle est venue et s’est présentée à la police.
Mais la police a dit que c’est quelque chose qui n’avait rien. Il a été libéré.

Mais la famille du jeune a saisi la gendarmerie de et le pasteur reconnait qu’elle a été d’ailleurs convoquée, « je suis allée me présenter et donner ma version des faits. Je leur ai dit que c’est un petit voyou, délinquant qui veut discréditer l’église. L’église n’a rien à voir de dans.» exlique Le pasteur.

Les deux camps affirment avoir pris des avocats pour que lumière soit faite dans cette affaire.

Libreopinionguinee avec Guineemonde

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