De retour de Chine, où il a pris part à la 17ᵉ édition de la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connue sous le nom de Summer Davos, le Premier ministre Bah Oury a présidé, ce dimanche 28 juin à Kipé, la cérémonie de remise d’engins lourds à Electricité de Guinée (EDG).
Le chef du gouvernement a réaffirmé la détermination des autorités à accélérer les réformes dans les secteurs de l’énergie et de l’eau, qu’il considère comme des piliers essentiels de la réussite du programme Simandou 2040.
Fort de son expérience en Chine, il estime que la Guinée dispose des atouts nécessaires pour accomplir une transformation similaire, à condition de placer la rigueur, la discipline et l’efficacité au cœur de l’action publique.
‘’Je reviens de Chine. Ce que j’ai vu, j’ai dit, la Guinée peut faire la même chose. Mais pour que la Guinée fasse la même chose, il faut la rigueur, la discipline, l’organisation et l’efficacité dans ce que nous sommes en train de faire. Nous avons évoqué la question de l’énergie avec le Premier ministre chinois, M. Li Qiang, pour dire que la Guinée est résolue à aller dans des réformes pour que le secteur énergétique puisse être en mesure de nous permettre de réussir le programme Simandou 2040 instruit par le président de la République’’, a déclaré Bah Oury.
Pour le Premier ministre, les changements à opérer dans le secteur énergétique ne souffrent plus d’aucun report. Ils exigeront, selon lui, du courage politique, de la constance et une ferme volonté de rompre avec les pratiques du passé.
‘’Nous avons des réformes à faire, et des réformes qui seront nécessaires, indispensables et qui demanderont courage, constance et fermeté. La Guinée a toujours vécu dans un modèle économique en direction de certains établissements, que ce soit EDG, que ce soit l’eau, dans une vision qui n’est plus en conformité avec l’indispensable nécessité d’assurer la permanence des services au public, à l’opinion, aux citoyens, qui ne font qu’augmenter’’, a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement a mis en avant l’évolution démographique du pays pour illustrer l’ampleur des défis auxquels la Guinée est désormais confrontée en matière d’accès à l’électricité et à l’eau.
‘’S’il y a 40 ans, on n’était que 4 ou 5 millions d’habitants, avec un peu d’activité, on peut satisfaire les besoins de cette population en eau et en électricité. Aujourd’hui, d’après le RGPH, nous sommes 17,5 millions d’habitants en République de Guinée. Nous avons l’un des programmes économiques les plus ambitieux depuis que la Guinée est la Guinée. Ce programme est vu à l’échelle mondiale comme étant une ambition extrêmement positive que la République de Guinée est en train de proposer à son pays et au reste du monde. Pour qu’on réussisse, et le président en est entièrement conscient, il nous faut nécessairement remettre sur les rails le secteur énergétique’’, a souligné Bah Oury.
A ses yeux, l’énergie demeure le socle sur lequel repose aussi bien la stabilité sociale que le développement économique du pays. ‘’Le secteur énergétique est le baromètre de la vie politique et sociale de ce pays. Vous vous souvenez, beaucoup de difficultés, des nuits sans sommeil, à tout moment, des alertes. Ça n’a pas été facile. J’en profite une fois encore pour la période de mars-avril 2024 de saluer et de remercier l’ensemble des populations guinéennes qui ont accepté, malgré toutes les difficultés, à suivre une dynamique de résilience en attendant que les choses puissent s’améliorer’’, a-t-il indiqué.
Reconnaissant les progrès enregistrés ces derniers mois, Bah Oury a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes, notamment en matière de gouvernance et de recouvrement des recettes.
‘’Les choses se sont améliorées. Maintenant, nous sommes devenus plus exigeants. Nous avons les compteurs prépayés. Là aussi, c’était difficile. On nous disait que ce n’est pas possible. Nous avons commencé par la Primature. Les administrations doivent payer leurs factures d’électricité. Toutes les administrations doivent payer leurs factures d’électricité’’, a-t-il martelé.


