Entamées la semaine dernière, les plaidoiries et réquisitions dans le dossier sur l’assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole, se sont poursuivies ce lundi, 07 janvier 2019, au tribunal criminel de Dixinn. Les avocats de la défense ont eu tout le temps pour chercher à prouver l’innocence de leurs clients, poursuivis entre-autres pour assassinat, tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, vol à main armée, coups et blessures volontaires, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette affaire, dix huit (18) personnes sont poursuivies pour association de malfaiteurs, vol à main armée, assassinat, tentative d’assassinat, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, détention et consommation de chanvre indien, coups et blessures volontaires, recel et complicité. Sur les dix huit accusés, six (6) sont en fuite, et un est décédé.

Après les plaidoiries de la partie civile et les réquisitions du procureur, ce fut autour des avocats de la défense de plaider la cause de leurs clients devant le juge.

Me Mohamed Traoré, un des avocats de la défense, va soutenir qu’il n’ya aucune preuve palpable incriminant son client, le lieutenant Colonel Amadou Bangoura. Selon l’ancien bâtonnier, le fait que Mohamed Diallo, alias Junior, ait donné le nom de son enfant à son client ne justifie en rien sa culpabilité. Maitre Mohamed Traoré ajoute que toutes les accusations à l’encontre de son client reposent sur les témoignages de Mohamed Conté, alias Souka, qui est entrain de purger sa peine dans une prison à Kindia. Par conséquent, l’avocat va demander que son client soit acquitté et déclaré non coupable.

De son côté, maitre Alsény Aissata Diallo dira que le ministère public a été incapable de présenter des preuves tangibles contre son client, Ibrahima Sory Bah dit Mayano. Il a rappelé que son client a plaidé coupable mais de vol simple, qui a passé sept ans en détention. Donc, estime l’avocat, il a déjà purgé sa peine. C’est pourquoi il va demander sa libération.

Pour sa part, maitre Tafsir Barry a tout au long de son exposé, tenté de démontrer que les faits pour lesquels son client, Oumar Lamarana Diallo est poursuivi, ne sont pas fondés. Aucune preuve pouvant l’incriminer n’a été apporté contre son client qui reconnait, précise-t-il, avoir volé 250.000 FG et des cartons d’OMO dans des containers aux quartiers Dar-es-Salam et Carrière.

Pour appuyer ses collègues, Me Joseph Soropogui a dénoncé de nombreux dysfonctionnements enregistrés au cours du procès et, faute de preuves, demande à ce que le juge rejette la réquisition du ministère public.

Même son de cloche chez Me Abou Camara, avocat des accusés, Mohamed Sankhon, Elhadj Ibrahima Sow et Fodé Mohamed Touré. Il affirme également, qu’aucune preuve n’a été apportée contre ses clients. Il a par ailleurs dénoncé la non-comparution de certains hauts gradés de la police et de la gendarmerie qui ont été cités par les accusés.

Sur la même lancée, Me Mansaré demande l’application de l’article 497 du Code de Procédure Pénale parce que, selon lui, le ministère public et la partie civile n’ont pas apporté de preuves plausibles. « Donc, il y a un grand doute quand à la participation de mon client, Mohamed Diallo, Junior parce qu’il était hors du pays au moment des faits. Je demande son acquittement son acquittement ».

L’affaire a été renvoyée à demain mardi, 8 janvier 2019, pour la décision finale. Le tribunal aura à trancher sur le double assassinat de madame Aissatou Boiro et de Paul Temple Cole, le 09 novembre 2012. A l’époque, elle avait dévoilé la disparition de plus de 13 milliards de francs guinéens entre la Banque Centrale et le trésor public.

Guineematin.com

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