Mamady Macky Oularé, accusé d’avoir tué sa copine, Makhissa Sampou, a comparu pour la 2ème fois ce mardi, 14 mai 2019, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. L’audience a été marquée par le témoignage de dame Aicha Touré qui a contribué à enfoncer l’accusé. Dans ce dossier, c’est un certain Mamady Macky Oularé, âgé de 38 ans, qui est poursuivi pour homicide volontaire. Il est accusé d’avoir froidement assassiné sa copine, Makhissa Sampou . Des faits que l’accusé a niés à la barre. Selon nos informations, le mardi le 25 juillet 2017, le corps sans vie de Makhissa Sampou a été retrouvé dans la chambre de son petit ami, Mamady Macky Oularé. Les faits se sont produits au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. La mort de la jeune fille avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque et créé une vive tension entre les familles des deux amoureux. Dans un premier temps, c’est la thèse du suicide qui avait été avancée à cause d’une lettre ayant été retrouvée à côte du corps de la fille. Dans ladite lettre, elle aurait écrite être responsable de sa propre mort, parce que ses parents auraient refusé que son petit ami, Mamady Macky Oularé, l’épouse. Cette version des faits a été rejetée en bloc par les parents de la victime. Ils soutiennent que leur fille était déjà fiancée à un autre homme et ne voulait pas se marier avec Macky Oularé. C’est pour cette raison, soutiennent-ils, il lui a ôté la vie. Selon eux, l’écriture qui figure sur cette lettre n’est pas de leur fille, mais de Macky Oularé. Après les faits, Mamady Macky Oularé avait été mis aux arrêts et déféré à la maison centrale de Conakry. A l’ouverture des débats ce mardi, le président du tribunal, Aboubacar Maféring Camara, a rappelé que la première audience du 30 avril dernier avait été renvoyée pour la comparution en tant que témoin d’Aicha Touré, voisine de l’accusé. Mais, a dit le juge, la dame ne pouvait pas être présente parce qu’elle est en état de famille très avancé. Le juge va ajouter qu’elle a été auditionnée par un huissier de justice. Ainsi, il va demander au greffier de faire lecteur de la déclaration d’Aicha Touré. Une déclaration dont voici la teneur : « je maintiens mes déclarations faites à l’enquête préliminaire. En effet, le mardi 25 juillet 2017, entre 6 h-7h, Mamady Macky Oularé est venu me voir après ma prière de l’aube. Il était torse nu, un couteau accroché à sa culotte. J’ai constaté qu’il divaguait, il n’était pas dans son état normal. Il m’a demandé de lui donner un papier et un bic. Je lui ai dit que je n’en avais pas. C’est ainsi il est reparti. Vers les 10h, une de mes voisine m’a alerté, en me disant qu’il y’avait le corps de Makhissa dans la chambre. C’est tout ce que j’avais à dire ». Après cette lecture, le juge va demander à l’accusé s’il connaissait Aicha Touré. Macky Oularé répondra par la négative. Il ajoutera n’avoir jamais fait ce que le témoin a dit et qu’il ne ferait jamais du mal à cette femme qu’il a tant aimé. Il dira d’ailleurs, qu’il s’était marié avec Makhissa en secret devant l’officier d’état civil de Ratoma. « Je suis innocent, je n’ai pas tué Makhissa. Et, je ne connais pas qui est cette Aicha Touré. Ce jour là, j’ai quitté la maison à 20 heures pour ne revenir qu’au petit matin. A mon retour, j’ai frappé à la porte, personne n’a répondu. Et, je ne pouvais pas ouvrir parce que la porte était fermée de l’intérieur. J’ai jeté donc un coup d’œil et j’ai constaté que Makhissa est allongée sur le lit. Qui l’a tuée ? Je ne sais pas comment elle est morte. Tout ce que je sais, je suis innocent. Elle et moi, nous nous aimions. Quand j’ai appris qu’elle était fiancée à un autre, je lui ai juste dit de faire son choix. Si c’est l’autre qu’elle préfère, il n’y a pas de problème. Finalement, on s’est marié en cachette. C’est ici, à cette mairie même qu’on est venu, on a fait la signature. J’ai des témoins qui vous diront que la nuit du meurtre j’étais avec eux », s’est-il défendu.  Un des avocats de la partie civile, Maître Koïkoï Koïvogui, va déposer une liste de témoins chez le juge pour qu’ils viennent à la barre donner leur version des faits. Chose qui n’a pas été du goût de l’avocat de la défense. Maître Moussa Sidibé dira que son client et lui son lésés dans cette affaire. Selon lui, ils ont été les premiers à présenter une liste de témoins mais que cela n’a pas été pris en compte. C’est ainsi qu’il va demander au tribunal de rejeter la demande des avocats de la partie civile. Apres un débat très houleux entre les deux camps, le juge Aboubacar Maféring Camara va finir par renvoyer l’affaire au 28 mai 2019 pour la comparution des témoins cités par la défense et la partie civile.

Source : guineematin

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