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Après l’annonce de la «mobilisation partielle», des Russes choisissent le départ vers la Serbie

Après l’annonce de la «mobilisation partielle», des Russes choisissent le départ vers la Serbie

Le décret de mobilisation de Vladimir Poutine a créé un vent de panique en Russie, où les sites de vente de billets des compagnies aériennes ont été pris d’assaut. Il est de nouveau très difficile de trouver un billet d’avion pour quitter la Russie. Un avion provenant de Moscou s’est posé à Belgrade. C’est le premier depuis l’annonce du décret.

L’avion s’est posé à Belgrade, la seule capitale d’Europe à encore accepter les vols en provenance de Russie. La plupart des passagers russes refusent de parler aux médias. Un jeune homme dit craindre la mobilisation. Sa mère l’interrompt et le tire par le bras. Mais tous ne gardent pas le silence. Julia, la trentaine, craint pour sa famille.

« Ma fille s’est déjà installée à Belgrade »

Irina vient de débarquer. Elle a beaucoup de mal à garder son calme. « Ma fille s’est déjà installée à Belgrade. Peut-être qu’on pourra rester ici… J’ai peur. Pour ce que je suis en train de vous dire, la police peut me créer des problèmes en Russie. Liberté pour l’Ukraine. S’il vous plaît que quelqu’un arrête Poutine », lance-t-elle.

Irina pourra rester trois mois en Serbie, comme touriste. Puis elle devra se rendre en Bosnie ou au Monténégro, puis revenir pour avoir droit à une nouvelle période de trois mois. Certains estiment à 40 000 le nombre de Russes entrés en Serbie depuis février. La mobilisation risque d’entraîner une nouvelle vague de migration dans le pays.

Libreopinionguinee avec RFI

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