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Angola : un Guinéen arrêté en possession de milliers d’euros, de dollars et de l’or

Un citoyen guinéen a été arrêté dimanche dernier à l’aéroport de Luanda, la capitale de l’Angola, en possession de plusieurs milliers d’euros, de dollars et d’une importante quantité d’or. Il a été placé en détention par la police qui cherche à en savoir plus sur la provenance de cet argent, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon la loi fiscale angolaise, un citoyen d’un Etat étranger ne peut pas sortir du pays avec un montant qui dépasse 5000 dollars. Mais le dimanche dernier, 10 janvier 2021, un ressortissant guinéen, dont l’identité ne nous a pas été révélée, a voulu sortir du pays avec 21 000 dollars, 16 360 euros et 15 grammes d’or brut, qu’il n’avait pas déclarés à l’avance.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, il partait en voyage d’affaires à Dubaï. Malheureusement pour lui, il a été interpellé à l’aéroport de Luanda. Il a été mis aux arrêts et placé en détention. Notre compatriote devra s’expliquer sur la provenance de son argent, ce qu’il comptait en faire et pourquoi il ne l’avait pas déclaré aux autorités sécuritaires du pays.

À préciser que la loi fiscale du pays plafonne à cinq mille dollars américains (5 000 USA) ou son équivalent dans d’autres devises étrangères, le montant que les résidents fiscaux à l’étranger, âgés de plus de 18 ans, ont le droit d’avoir à leur sortie (comme à leur entrée) du territoire anglais. Ce montant est plafonné à mille cinq cent dollars américains (1 500 USD) pour les mineurs qui sont des résidents fiscaux à l’étranger. Tandis que le plafonnement est à dix mille dollars américains (10 000 USA) pour les résidents fiscaux en Angola, âgés de plus de 18 ans ; et, trois mille cinq cent (3 500 USD) pour les moins de 18 ans.
Le régime fiscal précise que toute sortie de devises non déclarée et supérieure aux plafonds indiqués ci-dessus conduira à la saisie des sommes transportées en contravention avec la loi angolaise. Les sommes saisies sont transmises à la Banque nationale d’Angola. À son retour, le voyageur doit régulariser sa situation auprès de l’institution bancaire. Or, notre compatriote a non seulement été empêché de voyager ; mais, il a en plus été mis aux arrêts…

Comme on le sait, les Guinéens de l’étranger, et particulièrement ceux d’Angola, sont rarement soutenus par nos autorités. L’auteur d’un délit, même mineur, est souvent victime d’une très sévère punition à Luanda et dans les régions de l’intérieur, puisque ne comptant généralement que sur ses propres moyens, ses parents et amis ; tout au moins des associations de ressortissants dont les animateurs n’ont quelques fois même pas accès à toutes informations. Il est par exemple arrivé que des commerçants qui ont voulu aider d’autres se fassent eux-mêmes interpeller comme complices et que tous soient obligés de payer de très fortes sommes pour obtenir leur libération.

Sinon, comme partout dans les aéroports du monde, faire une fausse déclaration ou une déclaration inexacte à la douane est un simple délit fiscal…

À suivre !

Guineematin

 

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